a
 

“Par leurs offres et leurs sollicitations, les parents encouragent les attitudes et comportements qu’ils jugent appropriés au sexe de leur nourrisson. L’enfant répond dans le sens souhaité. Et il apprend à se positionner de façon interactive en tant que personne qui participe à sa propre élaboration. Comment s’étonner alors de l’intériorisation des conduites sexuées”.

Héritier Françoise, Hommes, femmes, la construction de la différence. Introduction, pp. 31-32, Paris, Le Pommier, 2005.

 
 

Histoire

Beauvoir (de) Simone, Le deuxième sexe, Paris, Gallimard, 1949.
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Bernheim Cathy, Perturbation, ma sœur, Naissance d'un mouvement de femmes, 1970-1972, Paris, Le Seuil, 1983.

Chiland Colette, Le sexe mène le monde, Paris, Calmann Lévy, 1999.
+++

Dorlin Elsa, Sexe, genre et sexualités, Paris, PUF, 2008.
+++

Goffman Erving, L'arrangement entre les sexes, Paris, La dispute, 2002.
+++

Gubin Eliane, Jacques Catherine, Rochefort Florence, Studer Brigitte, Thebaud Françoise, Zancarini-Fournel Michelle, Le siècle des féminismes, L’atelier, 2004.
+++

Héritier Françoise, Masculin/Féminin, la pensée de la différence, Paris, Odile Jacob, 1996.
+++

Maruani Margaret (dir.), Femmes, genre et sociétés, L’état des savoirs, Paris, La
découverte, 2005.
+++

Ockrent Christine et Treiner Sandrine, Le livre noir de la condition des femmes, Paris, Points Essais, 2007.
+++

Pisier Evelyne et Brimo Sarah, Le droit des femmes, Paris, Dalloz-Sirey, 2007.
+++

Porhel Vincent et Zancarini-Fournel Michelle (dir.), « 68, Révolutions dans le genre ? », Clio n°29, 2009.
+++

Thébaud Françoise, Ecrire l'histoire des femmes et du genre, ENS, 2007.
+++

Vidal Catherine et Benoit-Browaeys Dorothée, Cerveau, sexe et pouvoir, Paris, Belin, 2005.
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Beauvoir (de) Simone, Le deuxième sexe, Paris, Gallimard, 1949.
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Publié en 1949, cet essai est considéré comme la Bible du féminisme. Il s'inscrit dans ce que l'auteure appelle une morale existentialiste, l'obligation morale consiste à ne pas se résigner à sa «situation« mais à la dépasser. Elle y fait un état des lieux et passe en revue les discours sur les femmes portés par la biologie, la psychanalyse, le matérialisme historique. Il n'y a pas d'essence féminine, pas de destin imposé par l'anatomie, la position inférieure des femmes est renforcée par des images construites par les hommes, et cette affirmation révolutionnaire « On ne naît pas femme, on le devient. »
 
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Bernheim Cathy, Perturbation, ma sœur, Naissance d'un mouvement de femmes, 1970-1972, Paris, Le Seuil, 1983.
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Chiland Colette, Le sexe mène le monde, Paris, Calmann Lévy, 1999.
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A chaque instant de notre vie, nous sommes un homme ou une femme, et nous sommes
soumis à la pression de la sexualité. L'identité sexuée, les choix amoureux, les errances du désir… Tout montre l'importance de la différence sexuelle. A trop vouloir gommer cette différence, on nie une dimension essentielle de l'humanité. Mais la différence ne devrait pas entraîner l'inégalité ; pourquoi les femmes ont-elles alors consenti si longtemps à leur infériorisation ?
 
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Dorlin Elsa, Sexe, genre et sexualités, Paris, PUF, 2008.
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Le sexe désigne communément le sexe biologique qui nous est assigné à la naissance (mâle ou femelle), le rôle ou le comportement sexuels qui sont censés lui correspondre (le genre), et, enfin, la sexualité. Les théories féministes s’attachent à la problématisation de ces trois acceptions mêlées du sexe. Elles travaillent à la fois sur les distinctions historiquement établies entre le sexe, le genre et la sexualité, sur leurs constructions et leurs relations. S’agit-il d’une relation de causalité : le sexe biologique détermine-t-il le genre et la sexualité ? D’une relation de simultanéité non contraignante entre le sexe biologique, d’une part, et l’identité sexuelle (de genre et de sexualité), d’autre part ? S’agit-il d’une relation de normalisation ? L’hétérosexualité reproductrice est-elle la norme légale, sociale, mais aussi médicale, à l’aune de laquelle les catégories de sexe comme de genre peuvent être déconstruites, voire contestées et bouleversées ?
Le présent volume porte sur les théories féministes de ces quarantes dernières années, dont la richesse et l’engagement en font l’un des champs les plus novateurs de la recherche actuelle : le féminisme marxiste, l’épistémologie ou l’éthique féministes, l’histoire et la philosophie féministes des sciences, le black feminism, le féminisme « post-moderne » et la théorie queer. L’ensemble de ces pensées constitue aujourd’hui un véritable champ de la philosophie contemporaine, dont on trouvera ici une introduction et une problématisation inédites en France.
 
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Goffman Erving, L'arrangement entre les sexes, Paris, La dispute, 2002.
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Erving Goffman, l'inventeur de l'infiniment petit en sociologie, cherche la domination masculine non seulement dans les discriminations ou les comportements couramment dénoncés comme sexistes. mais aussi et surtout dans les gestes du quotidien, dans chaque situation où la différence des sexes est mise en jeu, mise en scène comme expression d'une prétendue « nature ». L'arrangement, alors, c'est la construction sociale du genre, qui donne à des différences biologiques entre les sexes, non pertinentes dans la plupart des entreprises humaines, une si grande importance sociale.

 
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Gubin Eliane, Jacques Catherine, Rochefort Florence, Studer Brigitte, Thebaud Françoise, Zancarini-Fournel Michelle, Le siècle des féminismes, L’atelier, 2004.
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Cet ouvrage envisage l'histoire des femmes en France de la Révolution française à la fin du XXe siècle. C'est là une histoire marquée et ciselée par les événements remarquables du passé - Révolution française, 1848, Commune de Paris, Guerres mondiales du XXe siècle, guerre d'Algérie, 1968. C'est aussi une histoire sous-tendue par les débats du temps présent sur le « foulard islamique », le PACS, l'homoparentalité, la parité, etc. Fondée sur les travaux de ce champ de la discipline historique, l'histoire des femmes telle qu'elle est mise en œuvre ici englobe histoire au féminin, histoire du genre et présence des femmes dans l'Histoire.

 
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Héritier Françoise, Masculin/Féminin, la pensée de la différence, Paris, Odile Jacob, 1996.
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La différence des sexes structure la pensée humaine puisqu'elle en commande les deux concepts primordiaux : l'identique et le différent. La manière dont chaque culture construit cette différence met en branle toute sa conception du monde, sa sociologie et sa biologie comme sa cosmologie. Changer le rapport du masculin et du féminin, c'est bouleverser nos ressorts intellectuels les plus profonds, élaborés au fil des millénaires. En démontant les mécanismes de la différence, ce livre offre des solutions pour parvenir à l'égalité.

 
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Maruani Margaret (dir.), Femmes, genre et sociétés, L’état des savoirs, Paris, La Découverte, 2005.
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Sous-titré « L'état des savoirs », cet ouvrage est en effet une somme sur les connaissances accumulées par de nombreux-ses chercheurs-es dans divers domaines. Pas moins de 58 auteurs-es livrent leurs études divisées en six grands chapitres : Concepts et problématiques ; Corps ; Famille ; Marché du travail ; Pouvoir, politique, mobilisations ; Débats contemporains.
 
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Ockrent Christine et Treiner Sandrine, Le livre noir de la condition des femmes, Paris, Points Essais, 2007.
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Cette « somme » réunit plus de 40 contributeurs-trices de France ou de l'étranger qui apporte leur contribution pour faire un état de la situation des femmes dans le monde, mais aussi de leurs luttes et de leurs espoirs. Le livre, constitué d'articles, de témoignages, de portraits, de synthèses d'études, est divisé en cinq parties : Sécurité ; Intégrité ; Liberté ; Dignité ; Egalité.
 
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Pisier Evelyne et Brimo Sarah, Le droit des femmes, Paris, Dalloz-Sirey, 2007.
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« Mais qui va garder les enfants ? » Aussi sexiste soit-elle, la question mérite, hélas, qu'on la prenne au sérieux. Le partage des tâches familiales reste encore le plus fin révélateur des obstacles à l'égalité entre les sexes. Ce petit livre témoigne de la longue marche des femmes à la conquête de leur autonomie. A parcourir la succession de ces textes juridiques en France, on est partagé entre la colère et le fou rire. Beaucoup moins humaines que les hommes, en 1789, les femmes ne naissent ni libres, ni égales. Et pour qu'elles ne le deviennent pas, durant plus d'un siècle, le Droit ne leur donne pas de droits, il les en prive.
Aujourd'hui, les femmes les ont à peu près tous conquis. Mais ces droits sont si récents que leur ancrage dans les mœurs reste imparfait, voire réversible. Aux jeunes générations de s'en souvenir.
 
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Porhel Vincent et Zancarini-Fournel Michelle, (dir.) « 68, Révolutions dans le genre ? », Clio n°29, 2009.
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Avec les articles « Qu'est-ce qu'un homosexuel libéré ? Le mouvement Arcadie dans les années 68 » (J. Jackson) ; « L'extrême droite et Mai 68 » (T. Shepard)) ; «Des religieuses féministes dans les années 68 ? » (A. Favier) ; « Genre et militantisme dans le MLAC » (B. Pavard) ; « Repenser la formation de générations politiques sous l'angle du genre » (J. Pagis) ; « L'EPS entre sport et mixité dans les années 68 » (L. Szerdahelyi) ; « La libération par Tupperware ? » (C. Achin et D. Naudier) ; « Les années 68 des plasticiennes » (F. Dumont) ; « La crise de nerfs, de la souffrance à la résistance » (F. Gallot).
 
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Thébaud Françoise, Ecrire l'histoire des femmes et du genre, ENS, 2007.
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Les femmes ont-elles une histoire et comment l'écrire ? Qu'est-ce qu'une histoire du genre et quels sont ses apports ? Bribes d'une thèse d'histoire culturelle, échappées d'ego-histoire, manifeste de défense et illustration d'un champ de recherche, Ecrire l'histoire des femmes et du genre est d'abord le récit d'une aventure intellectuelle qui mobilise depuis plus de trois décennies un nombre croissant d'historiens et d'historiennes, àl'étranger.
A partir d'exemples pris essentiellement en histoire contemporaine, cet ouvrage tente de faire comprendre les origines culturelles et politiques d'une histoire des femmes avant d'en présenter les développements - d'une histoire au féminin soucieuse d'émancipation et de remémoration à une histoire du genre, plus complexe et plus globalisante.
 
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Vidal Catherine et Benoit-Browaeys Dorothée, Cerveau, sexe et pouvoir, Paris, Belin, 2005.
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À la lumière des connaissances actuelles en neurosciences, on serait tenté de croire que les vieux préjugés sur les différences biologiques entre les hommes et les femmes ont été balayés. Ce n'est manifestement pas le cas : médias et ouvrages de vulgarisation prétendent que les femmes sont « naturellement » bavardes et incapables de lire une carte routière, tandis que les hommes sont nés bons en maths et compétitifs. Ces discours laissent croire que nos aptitudes, nos émotions, nos valeurs sont tablées dans des structures mentales immuables depuis les temps préhistoriques.
 
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Filles-garçons

Baudelot Christian et Establet Roger, Allez les filles, Paris, Le Seuil, 1992.
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Belotti Gianini Elena, Du coté des petites Filles, Paris, Des Femmes, 1974.
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Brenner Emmanuel, Les territoires perdus de la république : antisémitisme, racisme et sexisme en milieu scolaire, Paris, Les Mille et une nuits, 2002.

Cacouault-Bitaut, Mosconi Nicole, Travail, genre et société, Filles et garçons pour le meilleur et pour le pire, Volume 9, Paris, L’Harmattan, 2003.

Cordier Anne, Les relations garçons-filles, Université de LILLE III.
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Court Martine, Corps de filles, corps de garçons : une construction sociale, Paris, La Dispute, 2010.
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Dafflon Novelle Anne
(Dir.), Filles – garçons, socialisation différenciée ?, Genève, Presses Universitaires de Genève, 2006.
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Duret Pascal, Les jeunes et l’identité masculine, Paris, PUF, 1999.
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Fize Michel, Les pièges de la mixité scolaire, Paris, Presse de la Renaissance, 2003.
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Fraisse Geneviève, Le mélange des sexes, Paris, Gallimard, 2006.
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Guilbert Georges-Claude, C'est pour un garçon ou pour une fille ? La dictature du genre, Paris, Autrement, 2004.
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Lagrange Hughes et Lhomond Brigitte, L’entrée dans la sexualité : le comportement des jeunes dans le contexte du sida, Paris, La Découverte, 1997.
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Lemel Yannick, Roudet Bernard, Filles et garçons jusqu'à l’adolescence, socialisation différentielle, Paris, L’Harmattan, 1999.
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Monnot Catherine, Petites filles d'aujourd'hui, Paris, Autrement, 2009.
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Ni putes ni soumises, Le guide du respect, Paris, Le Cherche Midi, 2005.
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Radosavljevic Sania, Trizac Lejemble Amandine, Filles / Garçons : le grand duel, Paris, Milan Jeunesse, 2011
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Vouillot Françoise (dir.), Filles et garçons à l’école : une égalité à construire, Autrement dit, CNDP, Paris, 2000.
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Zaidman Claude, La mixité à l’école primaire, Paris, L’Harmattan, 1996.
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Radosavljevic Sania et Trizac Lejemble Amandine, Filles / Garçons : le grand duel, Paris, Milan Jeunesse, 2011.
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Livre-jeu antisexiste Filles-garçons : le grand duel ! est à la fois un livre-jeu éducatif pour s'amuser en famille ou entre ami-es, et un outil pour les professionnel-les (éducation nationale et prévention) qui souhaitent aborder la question de la mixité et de l'égalité des sexes avec des enfants à partir de 8 ans. Il s'agit d'une boîte contenant 45 fiches-jeux, qui proposent aux enfants de « s'affronter » sur différents terrains (réflexion, connaissances, créativité, imagination, performances physiques, etc). Chaque fiche présente un contexte d'inégalités F/H (historique ou actuel), ou dénonce des discriminations envers les femmes, ou encore déconstruit des stéréotypes sexistes et de genre. Puis un « défi » est lancé aux enfants pour qu'ils testent leurs capacités à « faire mentir » les clichés sexistes.
 
 
 
Baudelot Christian et Establet Roger, Allez les filles, Paris, Le Seuil, 1992.
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Après quatre ans d’enquête, les auteurs démontrent que si l’instruction des femmes a progressé en un siècle. Mais la famille et les entreprises ralentissent insidieusement leur percée : filières et débouchés sont verrouillés, les préjugés culturels défient encore la culture. Les filles accumulent un meilleur capital tandis que les garçons gèrent mieux leurs acquis.
 
 
 
Court Martine, Corps de filles, corps de garçons : une construction sociale, Paris, La Dispute, 2010.
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« Comment les enfants apprennent-ils à agir avec et sur leur corps d'une manière différente de l'autre sexe ? Comment ces différences émergent elles ? », se questionne l’éditeur, « à partir d'une enquête auprès d'enfants de 10 à 12 ans, l'auteure montre comment famille, médias et pairs contribuent à la construction sociale du corps des filles et des garçons, décrit les voies par lesquelles on devient une "vraie" fille ou un "garçon manqué" un garçon "sportif" ou "coquet". Elle remet en question les représentations de la socialisation du genre, mais aussi des dispositions corporelles et sociales pendant l'enfance ».
 
 
 

Belotti Gianini Elena, Du coté des petites Filles, Paris, Des Femmes, 1974.
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Du côté des petites filles est une analyse, fondée sur de très nombreuses observations qui rendent la lecture agréable et parfois amusante, de la vie de l'enfant selon qu'il est un garçon ou une fille. Comment l'enfant préexiste-t-il dans le désir de ses parents ? Comment est-il déjà conditionné par l'attente de ses parents ? Quelle répression lui fait-on subir s'il ne correspond pas aux souhaits des deux parents ? La petite enfance, comment les enfants ont-ils intériorisé les conditionnements par sexe, les rôles sociaux qui leur correspondent ? Comment, en fait, sont-ils déjà des réductions d'adultes prêts à se conformer au modèle que conserve et transmet la société ?

 
 
 

Brenner Emmanuel, Les territoires perdus de la république : antisémitisme, racisme et sexisme en milieu scolaire, Paris, Les Mille et une nuits, 2002.
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Cacouault-Bitaut, Mosconi Nicole, Travail, genre et société, Filles et garçons pour le meilleur et pour le pire, Volume 9, Paris, L’Harmattan, 2003.
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Cordier Anne, Les relations garçons-filles, Université de LILLE III.
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Dafflon Novelle Anne (Dir.), Filles – garçons, socialisation différenciée ?, Genève, Presses Universitaires de Genève, 2006.
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Analyse des différents regards que la société porte et a porté sur les filles et les garçons et l'égalité des sexes. Les thèmes abordés sont : l'éducation et les soins (famille, institutions scolaires, etc.), ce qui est proposé aux enfants selon leur sexe (jouets, habits, activités sportives, etc.) et les représentations des adultes à propos des enfants des deux sexes (médias, publicité, art).

 
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Duret Pascal, Les jeunes et l’identité masculine, Paris, PUF, 1999.
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Qu'est-ce que devenir un homme ? A quels modèles de masculinité se réfèrent les jeunes, garçons et filles, en fonction de leurs milieux sociaux et de leurs origines culturelles? Pour éclairer la recomposition des identités de genre, et des rapports sociaux de sexe, cet ouvrage associe deux enquêtes. La première, plus quantitative, révèle que la « crise » de la masculinité résulte moins chez les jeunes de l'absence de repères que de leurs difficultés à fonder un accord sur la définition de ce que doit être un homme, à partir d'une profusion de normes contradictoires. La seconde enquête relie le niveau macro-social des normes publiques et des représentations collectives du masculin à celui, micro-social, de leur mise en jeu dans les pratiques privées des jeunes.
 
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Fize Michel, Les pièges de la mixité scolaire, Paris, Presse de la Renaissance, 2003.
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Constatant que des tensions demeurent entre les sexes dans l'espace scolaire – agressions physiques, phénomènes d'intimidation, d'identification, vision rétrograde des rôles, etc. - et se doublent de trajectoires différenciées en moyenne selon le sexe, le sociologue Michel Fize lance un pavé dans la mare avec son livre. La mixité scolaire entre les garçons et les filles favorise-t-elle non seulement l'égalité des chances, mais aussi l'égalité de résultats ?
 
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Fraisse Geneviève, Le mélange des sexes, Paris, Gallimard, 2006.
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Un document destiné aux jeunes à partir de 11 ans sur la mixité scolaire. Sa définition ? Est-elle une évidence ? Un progrès, une expérience, une valeur, un plaisir ? Mais la mixité n'est pas que scolaire, ce mot désigne aussi la mixité sociale, urbaine…
 
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Guilbert Georges-Claude, C'est pour un garçon ou pour une fille ? La dictature du genre, Paris, Autrement, 2004.
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S'appuyant sur la recherche féministe anglo-saxonne, ce livre féroce s'en prend, avec un sérieux non dénué d'humour, à la dictature du genre dans tous les domaines. Les illustrations de la rigidité des rôles attribués aux femmes et aux hommes ou, au contraire, les exemplaires de transgression sont puisés dans la vie quotidienne, la littérature et la culture populaire. L'auteur défie équitablement les phallocrates comme les féministes « essentialistes » qui ne jurent que par la féminité et rejoignent en cela leurs adversaires machistes.
 
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Lagrange Hughes et Lhomond Brigitte, L’entrée dans la sexualité : le comportement des jeunes dans le contexte du sida, Paris, La Découverte, 1997.
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Dans quelle mesure l'épidémie du sida a-t-elle affecté les pratiques sexuelles des Françaises et des Français ? Cette interrogation a amené l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) à engager dès 1990 une série d'enquêtes lourdes sur les comportements sexuels, dont l'une a été consacrée aux jeunes de 15 à 18 ans dans et hors du milieu scolaire, et dont ce livre présente les résultats. Réalisée auprès de 6 128 adolescents, elle apporte à la connaissance des pratiques et des comportements sexuels des résultats inédits en France, où aucune étude de cette ampleur n'avait été faite.
 
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Lemel Yannick, Roudet Bernard, Filles et garçons jusqu'à l’adolescence, socialisation différentielle, Paris, L’Harmattan, 1999.
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Depuis quelques années, les perspectives d'étude des conséquences de la différenciation sexuelle se sont développées et renouvelées. Cet ouvrage présente des acquis récents de la recherche quant à notre connaissance des processus de socialisation de la petite enfance à l'adolescence, en mettant en évidence l'importance de la variable sexuelle sur des pratiques sociales dont elle est un principe organisateur au même titre que d'autres variables auxquelles elle s'articule. Plus globalement dès la naissance, comment se construit l'identité sexuée ?
 
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Monnot Catherine, Petites filles d'aujourd'hui, Paris, Autrement, 2009.
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Que signifie être une petite fille dans nos sociétés occidentales ? Comment apprend-on à devenir fille ? Les filles dont il est question ont entre 9 et 11 ans. Avec une approche ethnologique, ce livre en dresse un portrait kadéléiscopique, quelque part entre la Comtesse de Ségur et Nabokov.
 
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Ni putes ni soumises, Le guide du respect, Paris, Le Cherche Midi, 2005.
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Le respect... Comment le faire vivre ? C'est avec l'autre que naît le respect, c'est dans la relation mutuelle que se construisent la liberté, l'égalité, la mixité. Ce guide, comme un outil, permet de créer cet espace vital à l'intérieur duquel le respect s'exerce, s'affirme, titube, vacille mais dans tous les cas progresse. Et, du coup, peuvent être balayés à jamais racisme, antisémitisme, discrimination et toutes les autres formes d'exclusion - autant de maux qui rongent, notre société ! (Fadela Amara) Le Guide du Respect, rédigé par le mouvement Ni putes Ni soumises en collaboration avec des militants, des avocats, des psychologues et des enseignants, réunit des témoignages de filles et de garçons, des références juridiques et de nombreuses adresses et informations pratiques.
 
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Vouillot Françoise (dir.), Filles et garçons à l’école : une égalité à construire, Autrement dit, CNDP, Paris, 2000.
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La mixité scolaire a été une première étape vers l’égalité mais il faut aujourd’hui prendre davantage en compte les aspirations et les difficultés de chacun ainsi que les différences de sexe. La première partie de l’ouvrage traite de la mixité, des politiques d’égalité entre les filles et les garçons ainsi que les taux de réussite des filles dans certaines disciplines telles que les mathématiques et l’éducation physique et sportive. La deuxième partie s’attache à montrer les différences de sexe : différence au niveau de l’intelligence, et du côté des compétences scolaires, et à étudier la construction de ces différences (différentiation psychologique, construction de l’identité masculine ou féminine…)En conclusion des références diverses (textes législatifs, organisations internationales, listes d’adresses variées…) ainsi qu’une bibliographie détaillée permettent de compléter les thèmes traités.
 
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Zaidman Claude, La mixité à l’école primaire, Paris, L’Harmattan, 1996.
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Ce voyage au cœur de l'école primaire mixte conduit Claude Zaidman depuis la cour de récréation, avec ses jeux différenciés en fonction des sexes, à la salle de classe où les enseignants affirment un projet égalitaire et enfin à la salle des enseignants où la mixité se rejoue entre adultes. Des séquences pédagogiques ont été filmées pour mieux comprendre comment s'organisent, au jour le jour, les relations entre maître et élèves, entre filles et garçons.
 
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Genre

Autain Clémentine, Alter égaux, invitation au féminisme, Paris, Robert Laffont, 2001.

Autain Clémentine, Les machos expliqués à mon frère, Paris, Le Seuil, 2008.
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Ayral Sylvie, La fabrique des garçons. Sanctions et genre au collège, Paris, Puf, 2011.
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Bard Christine (dir.), Le genre des territoires, Féminin, masculin, neutre, Angers, Presses Universitaires d’Angers, 2004.
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Bereni Laure, Chauvin Sébastien, Jaunait Alexandre et Revillard Anne, Introduction aux Gender Studies, De Boeck, 2008.
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Bourdieu Pierre, La domination masculine, Paris, Le Seuil, 2002.
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Bruno Pierre et Butlen Max, Genre, sexisme et féminisme, le français aujourd'hui n°163, 12/2008.
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Butler Judith, Trouble dans le genre. Le féminisme et la subversion de l’identité, Paris, La Découverte, 2005.
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Carnino Guillaume, Pour en finir avec le sexisme, Paris, L’Echappée.
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Coultras Jacqueline, Les peurs urbaines et l’autre sexe, Paris, L’Harmattan, 2003.
+++

Delphy Christine, L’ennemi principal, volume 2, Penser le genre (1979-1997), Paris, Syllepse, 2001.
+++

Detrez Christine, La construction sociale du corps, Paris, Le Seuil, 2002.
+++

Ferrand Michèle, Les hommes en crise. Un masculin en questions, revue Mouvements n°31, Paris, La Découverte, 2004.
+++

Fraisse Geneviève, La controverse des sexes, Paris, PUF, 2001.
+++

Gaspard Françoise, Heinen Jacqueline (dir.), Cahier du genre, L’égalité, une utopie ? Volume 33, Paris, L’Harmattan, 2003.

Guichard-Claudic Yvonne, Kergoat Danièle et Vilbrod Alain, L’inversion du genre. Quand les métiers masculins se conjuguent au féminin… et réciproquement, Presses universitaires de Rennes, 2008.
+++
Héritier Françoise, Masculin/Féminin (tome2) Dissoudre la hiérarchie, Paris, Odile Jacob, 2008.
+++

Katz Jonathan Ned, L’invention de l’hétérosexualité), (The Invention of Heterosexuality), Paris, Epel, 2001.
+++

Lajeunesse Simon Louis, L'épreuve de la masculinité. Sport, rituels et homophobie, H&O.
+++

Laufer Jacqueline, Rochefort Florence (dir.), Qu’est-ce que le genre ?, Paris, Petite bibliothèque Payot, Philosophie, 2014.
+++

Laufer Jacqueline, Marry Catherine et Mariani Margaret (dir.), Le travail du genre, Les sciences sociales du travail à l’épreuve des différences de sexe, Paris, La Découverte, 2003.

Leclère Françoise, Le Miso mis à nu, Paris, La Maronie, 2008.
+++

Legal Jean-Baptiste et Delouvée Sylvain, Stéréotypes, préjugés et discriminations, Paris, Dunod, 2008.

Löwy Ilana, L’emprise du genre. Masculinité, féminité, inégalité, Paris, La Dispute, 2005.
+++

Mosconi Nicole, Femmes et savoir : la société, l’école et la division sexuelle du savoir, Paris, L’Harmattan, 1994.

Mosconi Nicole, Filles et garçons : pour le meilleur et pour le pire in Travail, Genre et Sociétés n°9, Paris, L’Harmattan 2003.
+++

Prokhoris Sabine, Le sexe prescrit, La différence sexuelle en question, Paris, Aubier, 2000.
+++

Ripa Yannick, Les femmes, Paris, Le cavalier bleu, 2002.
+++

Rogers Rebbeca (dir.), La mixité dans l’éducation, Enjeux présents et passés, Paris, ENS, 2004.
+++

Vidal Catherine, Féminin–masculin, mythes scientifiques, Paris, Belin, 2006.
+++

Wallach Scott Joan, Parité ! L’universel et la différence des sexes, Paris, Albin Michel, 2005.
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Laufer Jacqueline, Rochefort Florence (dir.), Qu’est-ce que le genre ? , Paris, Petite bibliothèque Payot, Philosophie, 2014.
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À l'initiative de l'Institut Emilie du Châtelet et sous la direction de Laurie Laufer et Florence Rochefort, des spécialistes des domaines de l'éducation, du travail, de la sexualité, de la psychanalyse, du sport, de l'économie, de la linguistique, de la neurobiologie, de la religion et de la culture montrent toute la richesse des « études de genre », ces recherches multidisciplinaires qui analysent les rapport sociaux et de domination entre les sexes. Luttes contre les discriminations, combat pour l'égalité, avancées sociales et juridiques dans le droit de chacun : ils éclairent ainsi les effets concrets d'un outil scientifique - le genre - dans la société d’aujourd'hui.

http://www.dailymotion.com/doc103
http://www.institutemilieduchatelet.org/
 
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Ayral Sylvie, La fabrique des garçons. Sanctions et genre au collège, Paris, Puf, 2011.
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80% des élèves punis au collège sont des garçons.
L’ouvrage de Sylvie Ayral montre que les punitions ont un effet pervers. Elles consacrent les garçons dans une identité masculine caricaturale, renforçant les conduites qu’elles prétendent corriger : le défi, la transgression, les comportements sexistes, homophobes et violents. Le livre explore toutes les facettes de cette hypothèse en interrogeant les règlements intérieurs, les registres de sanctions et en donnant la parole aux élèves et aux adultes qui les encadrent.
Aux antipodes de la tolérance zéro et du tout répressif, l’auteur plaide pour une éducation non sexiste, une mixité non ségrégative et la formation des personnels éducatifs au genre. Ces propositions apparaissent comme une urgence si l’on veut comprendre et traiter les rapports de domination et la violence qui empoisonnent le quotidien des élèves et des enseignants.

 
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Autain Clémentine, Alter égaux, invitation au féminisme, Paris, Robert Laffont, 2001.
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Autain Clémentine, Les machos expliqués à mon frère, Paris, Le Seuil, 2008.
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Sous forme de dialogue, Clémentine Autain apporte des réponses claires, souvent avec humour, à des questions qui se posent encore : quelles formes la domination masculine prend-elle ? Comment se débarrasser des stéréotypes ? Que penser de la prostitution ? Quelles sont les grandes batailles gagnées par les féministes ? Et bien d'autres !

 
 
 

Bard Christine (dir.), Le genre des territoires, Féminin, masculin, neutre, Angers
Presses Universitaires d’Angers, 2004.
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Féminin, masculin, neutre : les territoires ont-ils un genre ? À l'instar de la géographie où l'on s'intéresse désormais aux « pratiques spatiales de sexe », les autres sciences humaines peuvent lire avec les concepts de genre et de territoire le monde social, l'imaginaire et pourquoi pas, la psyché. Carte blanche, pour réfléchir à ces espaces délimités et appropriés, sur lesquels un pouvoir s'exerce imposant ses règles, ses normes, ses exclusions, espaces que nous appelons territoires.

 
 
 

Bereni Laure, Chauvin Sébastien, Jaunait Alexandre et Revillard Anne, Introduction aux Gender Studies, De Boeck, 2008.
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Les études sur le genre sont devenues non seulement un champ de connaissances mais également un outil d'analyse. Cet outil souligne plusieurs partis pris : les différences entre hommes et femmes sont le résultat d'une construction et non pas le produit d'un déterminisme biologique, l'analyse doit porter sur les relations entre les sexes et le genre est un rapport de domination des hommes sur les femmes dont les modalités sont sans cesse reconfigurées. Cet ouvrage est un panorama synthétique avec notions, références, exemples.

 
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Bourdieu Pierre, La domination masculine, Paris, Le Seuil, 2002.
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La domination masculine est tellement ancrée dans nos inconscients que nous ne l'apercevons plus, tellement accordée à nos attentes que nous avons du mal à la remettre en question. La description ethnographique de la société kabyle, véritable conservatoire de l'inconscient méditerranéen, fournit un instrument extrêmement puissant pour dissoudre les évidences et explorer les structures symboliques de cet inconscient androcentrique qui survit chez les hommes et les femmes d'aujourd'hui. Mais la découverte des permanences oblige à renverser la manière habituelle de poser le problème : comment s'opère le travail historique de déshistoricisation ?

 
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Bruno Pierre et Butlen Max, Genre, sexisme et féminisme, le français aujourd'hui n°163, 12/2008.
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La revue de l’Association Française des Enseignants de Français (AFEF) consacre son numéro de décembre 2008 à une question qui est de plus en plus d’actualité dans le champ de la didactique de la littérature. Le Français aujourd’hui apporte sa contribution à la réflexion sur la façon dont les acquis des études de genre pourraient être utilisés pour mieux apprendre et comprendre la littérature à l’école. Ces contributions constituent donc la prise en compte d’une série de catégories dont notamment celle de genre qui dans d’autres domaines s’est déjà largement affirmée comme c’est le cas de l’histoire, de la sociologie et d'anthropologie.

 
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Butler Judith, Trouble dans le genre. Le féminisme et la subversion de l’identité, Paris, La Découverte, 2005.
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Dans cet ouvrage majeur publié en 1990 aux États-Unis, la philosophe Judith Butler invite à penser le trouble qui perturbe le genre pour définir une politique féministe sans le fondement d’une identité stable. Ce livre désormais classique pour les recherches sur le genre, aussi bien que les études gaies et lesbiennes, est au principe de la théorie et de la politique queer : non pas solidifier la communauté d’une contre-culture, mais bousculer l’hétérosexualité obligatoire en la dénaturalisant. Il ne s’agit pas d’inversion, mais de subversion. Judith Butler localise les failles qui manifestent à la marge le dérèglement plus général de ce régime de pouvoir.
 
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Carnino Guillaume, Pour en finir avec le sexisme, Paris, L’Echappée.
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« Un petit garçon ne pleure pas ! », « Une petite fille ne doit pas se salir ! », « Oh, qu'il est costaud ! » « Oh, qu'elle est mignonne ! », « C'est un séducteur, quel Don Juan ! » « C'est une séductrice, quelle salope ! ». Souvent jugées innées, les différences entre hommes et femmes sont fabriquées par une société sexiste. En faisant un panorama des situations et domaines dans lesquels s'opère la construction sociale du masculin et du féminin (petite enfance, jeux, école, sexualité, famille, publicités, travail, etc.), ce livre questionne les racines de la domination des hommes sur les femmes. Il propose des pistes théoriques et militantes pour remettre radicalement en cause les fondements du sexisme et du patriarcat.
 
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Coultras Jacqueline, Les peurs urbaines et l’autre sexe, Paris, L’Harmattan, 2003.
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Garçons cogneurs et violeurs, filles démunies et outragées sont les deux versants d'un même stéréotype urbain véhiculé par les media. Pourtant, l'observation de la réalité quotidienne dément cette analyse. Les garçons sont régulièrement accusés de manquer de virilité et sont les victimes de sévices corporels tandis que les filles ont appris à se battre et prennent l'initiative d'agression. Dans ce cadre, continuer de propager les éternels et mêmes stéréotypes reviennent à légitimer symboliquement la soumission de la féminité à la masculinité.
 
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Delphy Christine, L’ennemi principal, volume 2, Penser le genre (1979-1997), Paris, Syllepse, 2001.
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Après Économie politique du patriarcat (1998), il s'agit du second tome de L'Ennemi principal. L'auteure nous présente la suite de son analyse matérialiste de la société, une analyse en termes de rapports sociaux et donc politiques, fondamentale pour la compréhension de toutes les oppressions, fondamentale à tout projet d'émancipation : « J'étudie l'oppression des femmes ». Mais l'oppression des femmes est spécifique non pas parce que les femmes seraient spécifiques, mais parce que c'est un type d'oppression unique. Mais est-il unique qu'une oppression soit unique ? Non, c'est banal : toutes les oppressions sont uniques, comme les individus. La singularité est ce qu'il y a de mieux partagé au monde. Ceci ne signifie pas que cette singularité soit obtenue par des mécanismes totalement originaux.
 
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Detrez Christine, La construction sociale du corps, Paris, Le Seuil, 2002.
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Tantôt perçu comme le siège de l'identité, où s'incarnerait le portrait moral et social de l'individu, tantôt comme une enveloppe emprisonnant l'âme ou l'esprit, le corps est le lieu de tous les paradoxes : alors que sa présence s'impose avec tant d'évidence, on lui a longtemps refusé toute existence sociologique, comme si la multiplicité de ses mises en jeu, des plus publiques aux plus intimes, le privait du même coup du statut d'objet scientifique autonome.
Le but de ce livre est double : d'abord, retracer le chemin qui permet l'émergence d'une « sociologie du corps » ; ensuite, montrer en quoi le corps est un « fait social total ». les représentations et les valeurs que le corps véhicule, les expressions du langage et les savoirs qui le façonnent se trouvent alors interrogés, en particulier ses aspects les plus « naturels » et les plus personnels, de la façon de marcher à la manière de se moucher, de celle de se tenir à celle de se vêtir. Ainsi pourront « prendre corps » les problématiques générales opposant individu et société, nature et culture.
 
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Ferrand Michèle, Les hommes en crise. Un masculin en questions, Revue Mouvements n°31, Paris, La Découverte, 2004.
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Il s’agit d’interroger la crise de la masculinité, en refusant de la réduire aux discours qui présentent les hommes comme « victimes » d’une guerre des sexes menée par des féministes castratrices. Mouvements n'entend pas laisser la masculinité aux seules revues « masculines » ou « féminines », mais contribuer à l'étude de sa construction sociale.
 
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Fraisse Geneviève, La controverse des sexes, Paris, PUF, 2001.
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Entre l'opinion et la vérité, s'ouvre le champ de la controverse des sexes. Les jugements rapides, autant que l'espoir de vérité, alimentent débats et discussions sur le lien et le rapport entre les hommes et les femmes. Le but avoué de ce livre est de donner à voir cet espace de la controverse. On connaît peut-être mon opinion : l'égalité des sexes est possible parce que pensable. Identité, différence, égalité, liberté en sont les quatre mots clés. Reste à offrir au lecteur les chemins parcourus pour «penser cette opinion», cette égalité des femmes et des hommes.
 
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Gaspard Françoise, Heinen Jacqueline (dir.), Cahier du genre, L’égalité, une utopie ? Volume 33, Paris, L’Harmattan, 2003.
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Guichard-Claudic Yvonne, Kergoat Danièle et Vilbrod Alain, L’inversion du genre. Quand les métiers masculins se conjuguent au féminin… et réciproquement, Presses universitaires de Rennes, 2008.
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Femmes pompiers ou médecins, cadres d’entreprise, magistrates, conductrices de bus ou de camions, peintres en bâtiment ou carreleuses… mais aussi hommes sages-femmes ou caissiers de supermarché, infirmiers, assistants sociaux ou instituteurs en école maternelle : autant d’exemples de l’avancée en mixité dans des bastions longtemps monosexués. La mixité n’est donc pas seulement une question de co-présence de femmes et d’hommes dans différents espaces sociaux. Elle se traduit aussi par la fin de l’exclusivisme de genre attaché à certains métiers.

 
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Héritier Françoise, Masculin/Féminin (tome2) Dissoudre la hiérarchie, Paris, Odile Jacob, 2008.
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Ce livre, qui fait suite à Masculin/Féminin 1. La Pensée de la différence, pose deux questions : pourquoi la hiérarchie s'est-elle greffée sur la simple différence des sexes ? Est-il envisageable de la dissoudre ? À cela, Françoise Héritier répond en termes anthropologiques aussi bien que politiques. Comment les hommes se sont-ils assuré le contrôle de la fécondité des femmes, ce pouvoir exorbitant d'enfanter du différent, des fils, aussi bien que de l'identique, des filles ? Comment les hommes ont-ils exploité le corps des femmes dans ta prostitution et l'entretien domestique ? Comment, en retour, les femmes n'ont-elles pu commencer à se libérer que du jour où et seulement là où les moyens de contraception leur ont permis de reprendre le contrôle de leur fécondité ? Françoise Héritier examine la possibilité de changements, certains illusoires, d'autres bien réels, et cerne les obstacles qui leur font toujours implicitement barrage.

 
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Katz Jonathan Ned, L’invention de l’hétérosexualité (The Invention of Heterosexuality), Paris, Epel, 2001.
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La distinction homosexuel/hétérosexuel date d'environ un siècle. Il s'agissait alors d'une façon nouvelle de classer et de juger la société et ses membres. Jonathan Katz retrace l'histoire du concept d'hétérosexualité. Il analyse les textes pionniers de Sigmund Freud ou Richard Von Krafft-Ebing sur la sexualité, et ceux d'auteurs comme James Baldwin, Betty Friedan, Adrienne Rich, Kate Millett, Michel Foucault. La division homosexuel/hétérosexuel ne repose pas sur une nature immuable mais constitue une nouvelle modalité historique d'organisation de la sexualité.

 
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Lajeunesse Simon Louis, L'épreuve de la masculinité. Sport, rituels et homophobie, H&O.
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Dès l'enfance, les garçons participent à des sports collectifs et doivent se soumettre à des rituels souvent à connotation sexuelle, comprenant nudité voire génitalité, et qu'on peut percevoir comme des rites homosexuels. Victimes volontaires, ils obéissent aux lois de la masculinité. Les jeunes hétérosexuels rencontrés dans le cadre de cette recherche expliquent comment ils ont résolu une contradiction : créer un univers de grande intimité physique tout en adoptant des valeurs homophobes.

 
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Laufer Jacqueline, Marry Catherine et Mariani Margaret (dir.), Le travail du genre, Les sciences sociales du travail à l’épreuve des différences
de sexe
, Paris, La Découverte, 2003.
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Leclère Françoise, Le Miso mis à nu, Paris, La Maronie, 2008.
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Découvrir que l'outil culturel qu'on soupçonnait le moins est en fait un discours idéologique conditionnant nos pensées et nos modes de vie se révèle pour l'auteure au moins aussi jubilatoire que déprimant. Le dictionnaire prétendu neutre s'avère en fait violemment sexiste. Ce petit opuscule met en lumière le « sexisme intériorisé » du langage par une lecture critique du dictionnaire qui permet tout aussi bien de démasquer d'autres idéo-logiques.

 
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Legal Jean-Baptiste et Delouvée Sylvain, Stéréotypes, préjugés et discriminations, Paris, Dunod, 2008.
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Löwy Ilana, L’emprise du genre. Masculinité, féminité, inégalité, Paris, La dispute, 2005.
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Les privilèges associés à la possession d'un corps masculin sont un peu comme les têtes de l'Hydre qui repoussent dès qu'on les a coupées. Après un siècle d'importantes conquêtes des femmes occidentales, hommes et femmes, dans la vie, sont toujours loin de jouer avec les mêmes cartes. Comment l'expliquer ? Le maintien des privilèges masculins résulte du façonnement asymétrique de la masculinité et de la féminité, montre Ilana Lüvay. La première se construit dans la compétition entre les hommes et autour de leur capacité à agir sur le monde extérieur, tandis que la seconde, inséparée du corps sexué, s'organise aujourd'hui encore autour des relations à l'autre sexe et de la maternité. L'emprise du genre explore les mécanismes qui reproduisent cette asymétrie au plus intime de la socialisation différenciée des filles et des garçons…
 
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Mosconi Nicole, Femmes et savoir : la société, l’école et la division sexuelle du savoir, Paris, L’Harmattan, 1994.
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Mosconi Nicole, Filles et garçons : pour le meilleur et pour le pire in Travail, Genre et Sociétés n°9, Paris, L’Harmattan 2003.
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Au sommaire de ce numéro : « Les comportements déviants des adolescentes des quartiers populaires : être « crapuleuse » pourquoi et comment ? », « C'est technique, est-ce pour elles ?, Les filles dans les sections techniques industrielles des lycées », « Les relations « filles-garçons » : du chaperonnage à la mixité (1870-1970) », « Le jeu de l'amour et de l'amitié au lycée : mélange des genres », « Professionnalisation féminine et féminisation d'une profession : les artistes interprètes de musique », « L'IVG : un droit concédé encore à conquérir », « Les retraites des femmes »...
 
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Prokhoris Sabine, Le sexe prescrit, La différence sexuelle en question, Paris, Aubier, 2000.
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La psychanalyse serait-elle la gardienne de la « loi symbolique » ? Nombre de discours, y compris souvent ces derniers temps le sien, veulent nous en persuader. Car c'est la « différence des sexes », dont la psychanalyse est supposée détenir la raison, qui serait l'alpha et l'oméga de notre humanité. La différence des sexes : donnée de la nature et pivot de l'ordre humain, que le lien de couple -nécessairement alors hétérosexué - aurait vocation à accomplir. A accomplir aux fins de sa transmission sans faux pas dans une filiation bien ordonnée à cette « évidence » première. Homme ou femme, il faudra donc qu'on se le tienne pour dit, et qu'on ne méconnaisse pas la « vérité » de l'ordre sexuel. Cet ordre pourtant est-il autre chose que ce que Michel Foucault appelait un « dispositif de sexualité », c'est-à-dire l'effet, normatif, de certaines relations de pouvoir qui ont trait au sexe et que l'on se garde bien d'interroger ?
 
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Ripa Yannick, Les femmes, Paris, Le cavalier bleu, 2002.
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Parité, égalité des salaires, partage des tâches plus équitable… la place des femmes dans la société a évolué. Mais les idées reçues les concernant sont vivaces !
 
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Rogers Rebbeca (dir.), La mixité dans l’éducation, Enjeux présents et passés, Paris, ENS, 2004.
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Le terme de « mixité » sert souvent à considérer comme semblables des notions telles que « identité d’éducation », « égalité d’éducation », « co-instruction », d’autres encore. Ces variantes de vocabulaire apparaissent proches, mais ce serait faire bon marché de la différence qu’elles présentent et du danger dans l’analyse que pourrait entraîner une interprétation indifférenciée. L’ensemble organisé par Rebecca Rogers et présenté ici veut faire prendre conscience de la complexité des éléments à prendre en compte, et comparer avec d’autres situations européennes.
 
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Vidal Catherine, Féminin–masculin, mythes scientifiques, Paris, Belin, 2006.
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Qu'est-ce qui nous fait homme ou femme ? Cette question agite le monde scientifique et philosophique depuis plus d'un siècle. Les progrès des neurosciences et de la génétique permettent désormais de mieux comprendre pourquoi l'être humain, dans ses comportements, échappe aux lois du déterminisme biologique. Mais les idées reçues et les préjugés ont la vie dure. La tentation est toujours présente de mettre en avant des raisons « naturelles » pour expliquer les différences entre les sexes et justifier les inégalités sociales. Dans ce débat, le regard croisé des sciences « dures » et des sciences humaines s'impose pour examiner avec le recul nécessaire l'évolution des idées et des pratiques sociales dans la construction du féminin et du masculin.
 
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Wallach Scott Joan, Parité ! L’universel et la différence des sexes, Paris, Albin Michel, 2005.
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Dans la continuité de son précédent livre, La Citoyenne paradoxale, Joan W. Scott étudie la manière dont la question de la différence des sexes a été récemment rouverte, analysée et traitée dans un cadre politique et philosophique propre à la théorie épublicaine française.
L'émergence, dans les années 1992-1993 d'un Mouvement pour la parité, dont le but a été d'assurer aux femmes l'égal accès à la représentation politique, lui permet de montrer les derniers avatars d'une tension biséculaire qui s'est instaurée entre les exigences de groupes ou de catégories exclus en droit d'abord, en fait ensuite, de la représentation nationale comme de la réalité du pouvoir politique, et la nécessaire adaptation des institutions publiques aux idéaux démocratiques.
 
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Cinéma, audiovisuel, média

Almodovar Pedro, Tout sur ma mère (scénario bilingue), Paris, Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 1999.
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Chombart de Lauwe Marie-Josée et Bellan Claude, Enfants de l’image : enfants personnages des médias/enfants réels, Paris, Payot, 1979.
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Delabre Anne et Roth-Bettoni Didier, Le cinéma français et l’homosexualité, Paris, Danger Public, 2009.
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Dupont Florence, Homère et Dallas : introduction à une critique anthropologique, Paris, Kime, 2005.
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Filaire Jean-Marc, L'ado, la folle et le pervers. Images et subversion gay au cinéma, H&O.
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Frachon Claire et Sassoon Virginie, Medias et diversité : de la visibilité aux contenus, Etat des lieux en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et aux Etats-Unis, Paris, Karthala, 2008.
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Hoebeke Stéphane, Sexe et Stéréotypes sexistes dans les medias, Paris, L'Harmattan, 2008.
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Jost François, Introduction à l'analyse de la télévision, Paris, Ellipses Marketing, 2007.
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Lauretis (de) Teresa, Théorie queer et cultures populaires : de Foucault à Cronenberg, Paris, La Dispute, 2007.
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Mare Alexandre, Sexe : le trouble du héros, Lyon, Les Moutons électriques, 2010.
+++

Modleski Tania, Hitchcock et la théorie féministe. Les femmes qui en savaient trop, Paris, L’Harmattan, 2002.
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Pasquier Dominique, La Culture des sentiments, l’expérience télévisuelle des adolescents, Paris, Editions de la maison des Sciences de l’Homme, 1999.
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Rollet Brigitte, Télévision et homosexualité, 10 ans de fictions française 1995-2005, Paris, L'Harmattan.
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Roth-Bettoni Didier, L’Homosexualité au cinéma, Paris, la Musardine, 2007.
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Sellier Geneviève et Viennot Eliane (dir.), Culture d’élite, culture de masse et différence des sexes, Paris, L’Harmattan, 2004.
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Tin Louis-George (dir.), Dictionnaire de l’homophobie, Paris, PUF, 2003.
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Vincendeau Ginette et Reynaud Bérénice (dir.), 20 ans de théories féministes sur le cinéma, Cinémaction n°67, Paris, 1993.
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Mare Alexandre, Sexe : le trouble du héros, Lyon, Les Moutons électriques, 2010.
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Humains, trop humains, les héros de notre imaginaire populaire cachent pourtant une des facettes les plus profondes de leur personnalité afin de nous apparaître spéciaux. Mais qu'en est-il des secrets de leur jouissance ? La vie sexuelle de Wonder Woman est-elle épanouissante ? Peut-on faire l'amour avec Superma  ? Que cache vraiment Batman ? Pourquoi Groucho Marx cherche-t-il absolument à être drôle - et d'ailleurs, est-il drôle ? Pourquoi King Kong effraie-t-il autant les jeunes femmes ? Depuis le village des Schtroumpfs jusqu'à la plage d'Alerte à Malibu, en passant par l'Homme invisible, Tarzan, Conan ou James Bond, une exploration de la position héroïque et d'un éros au secret.
 
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Almodovar Pedro, Tout sur ma mère (scénario bilingue), Paris, Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 1999.
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Chombart de Lauwe Marie-Josée et Bellan Claude, Enfants de l’image : enfants personnages des médias/enfants réels, Paris, Payot, 1979.
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Delabre Anne et Roth-Bettoni Didier, Le cinéma français et l’homosexualité, Paris, Danger Public, 2009.
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Contrairement aux Etats-Unis où la censure obligeait les cinéastes à n'évoquer l'homosexualité qu'avec prudence, le cinéma français a mis en scène dès ses débuts des gays et des lesbiennes, dans tous les registres du septième art. Souvenez-vous des films de Jean Cocteau (notamment Le Sang d'un poète en 1930), du couple formé par Edwige Feuillère et Simone Simon dans Olivia (1950) ou de l'amitié passionnelle entre Jean Gabin et son meilleur ami dans Gueule d'amour (1937). Dans les années 70, des films comme La Cage aux folles avec la performance exubérante de Michel Serrault en Zaza Napoli ou La Meilleure Façon de marcher de Claude Miller montrent, au-delà de la farce et du drame, une réflexion sur la condition homosexuelle, tout comme de grandes comédies récentes comme Gazon maudit ou la série télé Clara.
Mais l'histoire de la représentation homosexuelle au cinéma et à la télévision n'est pas un long fleuve tranquille, loin de là, entre censure (Les Amitiés particulières, La Religieuse), caricatures et provocations. Ponctué d'entretiens avec des acteurs, réalisateurs et producteurs, cet ouvrage où se côtoient des grands classiques, des comédies de série B, des succès populaires et des films d'auteur retrace une histoire moins taboue et plus chaotique qu'on ne l'imagine.
 
 
 
Dupont Florence, Homère et Dallas : introduction à une critique anthropologique, Paris, Kime, 2005.
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Ce livre répond à une double ambition : Introduire à une critique anthropologique de ce qu'on appelle couramment des œuvres littéraires (latines ou grecques) en les traitant non comme des textes, des objets autonomes, porteurs de significations et susceptibles d'être interprétés aujourd'hui par une lecture, mais comme les traces d'actions passées, de pratiques qu'il faut reconstituer pour comprendre à quoi correspondaient ces actes de parole que l'on catalogue, à tort, dans la littérature. L'exemple sur lequel s'exerce cette critique anthropologique est l’une des plus célèbres de ces prétendues œuvres littéraires : l'Odyssée. Une fois resituée dans son contexte énonciatif, et ramenée à un acte sans autre signification que lui-même - chanter l'épopée homérique - l'Odyssée est confrontée avec d'autres pratiques culturelles contemporaines : une publicité des pâtes Panzani, le film Le grand Bleu…
 
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Filaire Jean-Marc, L'ado, la folle et le pervers. Images et subversion gay au cinéma, H&O.
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Cet ouvrage tend à montrer comment le cinéma a participé à l'évolution des mentalités quant aux représentations de l'homosexualité ou au contraire à l'immobilisme idéologique. Beaucoup de clichés comme la folle maniérée ou le manipulateur pervers mais qui ne suffisent pas à définir l'ensemble des idées sur lesquelles s'est construite l'image de l'homosexualité. A l'aide d'études filmiques l'auteur dresse une typologie.
 
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Hoebeke Stéphane, Sexe et Stéréotypes sexistes dans les medias, Paris, L'Harmattan, 2008.
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Voici une analyse de la présence et de la représentation des femmes et des hommes dans les médias : quels sont les stéréotypes véhiculés par les médias ? Sont-ils sexués ou sexistes ? Comment définir et contrôler la beauté, la laideur, la minceur, le mauvais goût, la violence, l'injure, le fétichisme, l'érotisme, le porno-chic ? Les médias imposent-ils des modèles de beauté et des types de comportement ? Nier le caractère indispensable et ambivalent des stéréotypes ne risque-t-il pas de conduire à la négation du corps, à sa privatisation et donc à la négation de la liberté ?
 
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Jost François, Introduction à l'analyse de la télévision, Paris, Ellipses Marketing, 2007.
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Les émissions de télévision font désormais partie de nos mémoires.
Au lieu de les vouer à l'oubli, le téléspectateur éprouve aujourd'hui le besoin de revenir sur les images et les sons. Pour les comprendre, pour les critiquer ou, tout simplement, pour les aimer. Mais comment analyser une émission ? Par où commencer ? Quel cheminement suivre ? Quels outils utiliser ? Pour répondre à ces questions il faut, bien sûr, élucider la nature du lien qui unit téléspectateurs et chaînes, la logique des genres télévisuels et la fonction des émissions dans la programmation.
Cette Introduction. s'y emploie et vient combler un vide, en fournissant des voies d'accès aux émissions quotidiennes de la télévision, non pas aux « chefs-d'œuvre » ou aux programmes exceptionnels, mais à ces émissions qui émaillent notre quotidien : information, fiction, jeu ou télé-réalité.
 
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Lauretis (de) Teresa, Théorie queer et cultures populaires : de Foucault à Cronenberg, Paris, La Dispute, 2007.
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Cet ouvrage est le premier recueil de textes de Teresa de Lauretis publié en français, préfacé par Pascale Molinier. Il est composé de trois textes sur la technologie de genre, la théorie queer et les cultures populaires qui rassemblent les principaux aspects de sa pensée concernant les systèmes de représentations et de rapports sociaux qui nous façonnent. Teresa de Lauretis, universitaire d'origine italienne enseignant aux Etats-Unis, couvre différents champs en les hybridant : littérature, cinéma, sémiologie, psychanalyse…
 
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Modleski Tania, Hitchcock et la théorie féministe. Les femmes qui en savaient trop, Paris, L’Harmattan, 2002.
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A travers l'analyse détaillée de sept films phares (Chantage, Meurtre, Rebecca, Les Enchaînés, Fenêtre sur cour, Vertigo et Frenzy), l'auteur montre que le propos d'Hitchcock concerne la construction sociale et psychologique des identités et des rapports de sexe, et que sa capacité à s'identifier et à nous faire nous identifier à des protagonistes aussi bien masculins que féminins exprime l'ambivalence fondamentale de son rapport aux femmes. Ni misogyne, ni féministe, Hitchcock nous émeut parce qu'il nous renvoie à nos propres contradictions et à nos propres souffrances.
 
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Pasquier Dominique, La Culture des sentiments, l’expérience télévisuelle des adolescents, Paris, Editions de la maison des Sciences de l’Homme, 1999.
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Quelle place tient la télévision dans la vie des adolescents ? Comment se constituent leurs relations à l'écran ? Quels liens établissent-ils avec les personnages imaginaires des séries qu'ils regardent ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles Dominique Pasquier répond dans ce livre. Pendant quatre années, elle a dépouillé des milliers de lettres adressées par des petites fans à l'héroïne de la série à succès Hélène et les garçons. Elle a, de plus, enquêté dans des familles, discuté de leurs personnages préférés avec des collégiens et lycéens, observé des jeux collectifs dans les cours de récréation. Car, et c'est l'un des premiers apports de cette recherche, l'expérience des médias n'est jamais une expérience solitaire : la sociabilité enfantine se constitue en intégrant ces héros familiers.
 
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Rollet Brigitte, Télévision et homosexualité, 10 ans de fictions française 1995-2005, Paris, L'Harmattan.
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La visibilité des homosexuel-le-s depuis ces dix dernières années, depuis l'adoption du Pacs, se serait-elle accrue, modifiée ? L'auteure étudie à cet effet les stratégies narratives et idéologiques implicites ou explicites qui ont été mises en oeuvre dans les fictions télévisuelles françaises. un terrain d'étude passionnant jusque là en friche.
 
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Roth-Bettoni Didier, L’Homosexualité au cinéma, Paris, la Musardine, 2007.
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Voici une histoire exhaustive des représentations des gays et des lesbiennes dans le cinéma mondial des débuts du 7e art à nos jours, par périodes et par pays. Histoire de l'homosexualité à travers celle du cinéma, le livre montre comment elle a toujours été présente, sous une forme ou une autre, dans les productions qu'elles soient hollywoodiennes, underground ou militantes. Des personalités, des genres, des films sont présentés plus particulièrement sous formes d'encadrés ainsi qu'avec 100 films incontournables. Plus de 700 pages, 600 illustrations, un index de 5000 films et 3000 personalités.
 
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Sellier Geneviève et Viennot Eliane (dir.), Culture d’élite, culture de masse et différence des sexes, Paris, L’Harmattan, 2004.
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La seconde moitié du XIXe siècle a-t-elle vu émerger en France une culture d’élite particulière, en réaction à la généralisation de la scolarité publique et à la révolution industrielle qui permettait une production culturelle de masse ? Cette fracture s’est-elle renforcée d’une association entre la culture de masse et le féminin d’une part, la culture d’élite et le masculin d’autre part ?
 
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Tin Louis-George (dir.), Dictionnaire de l’homophobie, Paris, PUF, 2003.
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Violence physique, morale ou symbolique, l'homophobie est donc l'objet de ce dictionnaire, unique en son genre, qui réunit 76 spécialistes de diverses disciplines et fait le point sur cette problématique. Au total, ce sont 165 entrées portant sur les discours et pratiques homophobes, les théories et les justifications avancées, les apôtres de l'homophobie ou ses victimes célèbres, les institutions et les espaces sociaux et géographiques de crispations homophobes.
 
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Vincendeau Ginette et Reynaud Bérénice (dir.), 20 ans de théories féministes sur le cinéma, Cinémaction n°67, Paris, 1993.
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Coédité avec le festival international de films de femmes de Créteil, ce CinémAction propose un large panorama des textes les plus caractéristiques qui ont paru en anglais dans ce domaine. Il a été conçu et réuni par deux critiques françaises, Ginette Vincendeau qui enseigne en Angleterre, et Bérénice Reynaud qui est basée aux Etats-Unis.
 
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Frachon Claire et Sassoon Virginie, Medias et diversité : de la visibilité aux contenus, Etat des lieux en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et aux Etats-Unis, Paris, Karthala, 2008.
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Le débat sur la diversité ethnique dans les médias a pris de l'ampleur en France depuis 1999 jusqu'à faire la une de la presse en juillet 2006 avec l'arrivée d'Harry Roselmack, journaliste d'origine martiniquaise, pour présenter le journal télévisé de TFI. Au même moment Trevor Mac Donald, né à Trinidad, prenait sa retraite de journaliste-présentateur sur la chaîne commerciale britannique ITN. C'est dire le retard pris par les médias hexagonaux pour refléter la diversité des composantes de la société en termes de visibilité, mais aussi de contenus.Cette étude confronte des expériences de terrain, des points de vue historiques, journalistiques, parfois militants, et des recherches universitaires. Les auteurs forment une équipe internationale et pluridisciplinaire, et certains chapitres ont été écrits à plusieurs mains.
 
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Bibliographies complémentaires au format pdf, sur le site d'Acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances)

sur le racisme  sur les médias — sur les femmes — sur les luttes contre les discriminations

 
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