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MAUX D'ENFANTS

Fiche
Méthode Analyse Prolongements

Thématiques

Corps, Sexualité, Sexisme/Violence, Harcèlement/ Cybersexisme, Lgbtqiphobie

Niveaux

Collège, Lycée

Maux d’enfants, 4'47

Production : Columbia / Sony Music

Album : Lequel de nous

Composition : Bruel / Gros / La Fouine / Chelminski

Interprété par Patrick Bruel et La Fouine 

Intentions pédagogiques

Identifier et analyser les phénomènes de harcèlement et cyberharcèlement,  ses modes de fonctionnement et ses acteurs ;Comprendre la violence du phénomène, son impact et ses risques.Chercher ensemble des solutions pour y mettre fin.

 

Pistes d'exploitation

Regarder le clip une première fois en intégralité (avec les vignettes « histoires »); créer des groupes et confier une histoire à chacun d'entre eux. Un.e élève fera un retour à la classe et tous les élèves participeront à un débat général autour du cyberharcèlement, du sexisme, de l'homophobie.

Vous retrouverez cette analyse en séquence ainsi que des questions plus générales dans la partie ANALYSE.

Les PROLONGEMENTS vous proposent des liens avec d'autres films et des ressources documentaires.

Les paroles de la chanson sont disponibles ici:http://www.paroles.net/patrick-bruel/paroles-maux-d-enfants

Note : il n'y a pas d'ANNOTATION pour ce film.

Définitions

(source : Centre Hubertine Auclert. Centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes)

Cybersexisme:

Des faits qui font violence aux individus, se déploient à travers le cyberespace, contaminent l’espace présentiel ou réciproquement et qui visent à réitérer les normes de genre ciblant distinctement garçons et filles ; bref, à mettre ou à remettre chacune et chacun à la "place" qui lui est assignée dans le système.

Cyberharcèlement:

Acte agressif, intentionnel, perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communication électronique (courriels, SMS, réseaux sociaux, jeux en ligne, etc.), de façon répétée à l’encontre d’une victime. Ces actes de violences psychologiques peuvent prendre des formes variées : insultes, dénigrement, propagation de rumeurs, menaces en ligne, etc.

 

Quelques chiffres (2016)

(source : Centre Hubertine Auclert)

  • 20% des filles (13% pour les garçons) rapportent avoir été insultées en ligne sur leur apparence physique (poids, taille ou toute autre particularité physique).
  • 17% des filles (et 11% des garçons) déclarent avoir été confrontées à des cyberviolences à caractère sexuel par le biais de photos, vidéos ou textos envoyées sous la contrainte et/ou diffusées sans l’accord et/ou reçues sans en avoir envie. Cela concerne ainsi près de 3 filles et 2 garçons dans chaque classe.
  • Aujourd’hui, la sociabilité des adolescents et adolescentes passe par la mise en scène et l’exposition de soi, notamment via les réseaux sociaux. A travers la diffusion virale de selfies dénudés, les garçons gagnent en popularité, et les filles sont jugées de manière négative et insultées.

 

Questions générales

De quoi parle ce clip ?

Quel est son objectif ?

Pourquoi ?

Puis les différentes séquences :

Jusqu’à 0’55 :

Qui sont les protagonistes ?

Que pensez-vous de l’attitude du prof ?

De Lauren?

Pourquoi ne parle-elle pas ?
Lauren sort de la salle de cours : attitude des garçons ? Que font-ils ? Quelle est la réaction de Lauren ?

(textes : j’téclate chagasse / respectes-toi pétasse /T bonne salle chienne)

Pourquoi ces textes ?

(une photo de la jeune fille dénudée circule sur Facebook assortie d’injures et de commentaires violents et sexistes)

 

Début de la chanson :

Dispositif : photo de classe
Les paroles (les expliquer)

Tu rentres tôt, plus tôt qu'avant
Tu allumes ton ordi, tu attends
Ils sont tous là, derrière l'écran
Cette fois encore, c'est pas ta fête
Tu lis quand même, tu baisses la tête
Il faudra bien que ça s'arrête
Ces mots jetés, un peu pour voir
Derrière un clavier, va savoir
Quel enfant sage prend le pouvoir
Seul dans sa chambre, un gamin rit
Pour faire rire les autres avec lui
Et ça tombe sur toi aujourd'hui
Sèche tes larmes, Regarde-moi
J'ai encore plus mal que toi
quand tes yeux me demandent 'Pourquoi ?'

Racontez à partir des paroles de la chanson et des images ce que vous imaginez du quotidien de la jeune fille et ce qu’elle ressent.

D’après-vous pourquoi cette photo circule-t-elle ?

(la réponse est donnée plus bas, toutefois il est important de laisser les élèves se prononcer ; la situation est sans doute pour eux malheureusement assez banale)
Ecouter tous les scénarios proposés qui correspondent sans doute à des situations réelles.

01’46 : l’histoire de Lauren

 

C’est une photo intime, prise pas son ancien petit ami qui l’a faite circuler pour se venger (elle l’a quitté). Il menace de montrer ses seins (recouverts par un bandeau rouge) quand la photo aura 200 likes.


Qu’est-ce que l’intimité ? Pourquoi respecter l'intimité de l'autre est important?

Comment jugez-vous le dévoilement d’une photo privée et destinée à une seule personne dans l’espace public ?

Pourquoi cette réaction des autres ? (violence verbale, sexiste)

Pourquoi est-elle considérée comme une « salope » ?

Si c’était Lauren qui faisait circuler une photo intime de son ex, les réactions seraient-elles les mêmes ? Pourquoi ?

On répète c'que l'on entend
On cherche sa place dans le vent
Mais ce ne sont que des maux, d'enfants
Pour une fille, qui leur dit non

Manon.

"Intello. Fayote. Lèche-cul…"

Mise au défit de boire une bouteille de vodka pure pour "ne pas passer pour une bouffonne."

Pour un garçon qui aime un garçon

Garçon blessé dans les toilettes.

02’27 Histoire de Manon

 

Elle relève le défi « NEKNOMINATIONS » (jeu sur Facebook pour inciter à boire de l’alcool cul sec) et boit en live la vodka ; elle vient au lycée ivre et vomit dans les toilettes.

Questions

Que lui reproche-t-on ? Pourquoi être bon élève ou manifester de l’intérêt pour les cours est-il prétexte au rejet, au harcèlement ?

Qu’espère-t-elle en acceptant le défi ?
A votre avis, sera-t-elle mieux intégrée après ?

Pour une petite phrase à la con
Parce qu'au milieu, d'une cour d'école
Il n'y a pas qu' les ballons qui volent
Il n'y a pas que des jeux drôles
Qui est minable, qui est cador
Pour un blouson, ou un portable
C'est si facile de mettre à mort


Images d’un jeune garçon maltraité.
Insultes : "pédé, tarlouze".
Menaces : "on va te défoncer".

Lève la tête, regarde-moi.
J'ai encore plus mal que toi.

(La Fouine)

Et on les croise à la pelle, les voyous virtuels
Les p'tites ont 13 piges, veulent déjà être sensuelles
Les murs n'ont plus d'oreilles ils ont Bluetooth ADSL
Et on joue au jeu de celui qui sera le plus cruel
Les commentaires appellent au secours, parfois les mots sont des larmes
Les claviers ça tire, les ordis sont des armes
'Maman j'reste dans ma chambre,
Maman j'ai pas trop faim

"T’APPROCH PA SALE PEDALE
PAUL T UNE TARLOUZE
GROSSE TAFIOLE SUR TA PHOTO"

03’27 Histoire de Dimitri

 
Dimitri assiste au tabassage de son petit ami mais sans rien à dire. Il laisse le film être diffusé sur les réseaux sociaux.

Maman j'ai fait souffrir mais c'est court comme un refrain'
Rencontres sur le net, tu sais même plus qui tu vois
Privés sont les messages, plus besoin d'se casser la voix
Je t'aime par SMS et tu me manques par e-mail
Tu m'as kiffé sur Twitter et t'as rompu par BBM
Moi quand j'étais petit on avait pas d'ordinateur
On restait jouer au foot et on parlait pendant des heures
Toi t'es seul devant l'écran, et même les jours de fête
Dis-moi avec qui tu surfes, j'te dirai qui tu traites

(Bruel)

3’47 : Histoire de Paul

 Echanges de SMS entre lui et Dimitri.

Dimitri ne prend pas sa défense parce qu’il a peur qu’on le traite aussi de "pédé"  et de se faire harceler. En se taisant il est complice de ses potes qui maltraitent son petit ami.

Il ne veut pas être isolé et participe à l’isolement de Paul.

Pourquoi une telle intolérance face à l’homosexualité ? Qu’est-ce qui est si insupportable à ces garçons pour qu’ils en viennent à frapper, injurier, menacer quelqu’un qui ne leur fait rien ?

Comment expliquez-vous le silence de Dimitri ? Le silence des autres élèves ?

(Le témoin fait partie du processus de harcèlement, il a toujours la possibilité de ne pas y participer et mieux encore de le dénoncer ou de défendre la victime).


Pourquoi, demande-leur
Ils n'savent pas, ils croient jouer comme les grands
A d'autres guerres, à d'autres jeux d'enfants
Lève la tête, parle, je t'entends
Change le sens du vent
La haine se glisse, dans les bagages
A l'âge des livres d'images
(Yeah, comment lever la tête de mon clavier ?)
Sèche tes larmes, regarde-moi
(T'as qu'à ouvrir un compte si tu veux m'parler)
J'ai tellement d'autres mots pour toi
(Papa j'ai plus trop l'temps, j'suis connecté)
Tes yeux demandent Où on va?'
(J'suis tranquille dans ma chambre, tu sais bouger)
Nulle part, si tu n'en parles pas

(La Fouine)


Combien se sont tus aujourd'hui ?

Combien seront ils encore ?

04’42 Histoire du père de Laura (le prof)

 

Sa fille a aussi été victime de cyber-harcèlement

Messages :
"Jvé tkrevé
Laisse moi tranquille
Stop
2main tè morte
Arrêtez !"

Vidéo de la fille :

J’ai décidé de vous parler de mon histoire qui n’en finit plus
Les gens me détestent plus qu’ils m’aiment
J’en peux plus
Je pleure tous les soirs
Je me suis mutilée le bras
Je m’appelle Laura j’ai 13 ans
Aidez-moi

 

Propositions autour du clip

  • Créer quatre groupes d’élèves ; leur proposer d’écrire, à la 1ère personne, les récits de Lauren, Manon, Dimitri et Paul (en insistant sur les ressentis).
  • Inventer l’histoire de Laura .
    Que va faire son père ?
  • Pourquoi ils/elles ne parlent pas (peur d’être considéré comme une balance, aveu de faiblesse supplémentaire, peur des représailles, honte de la victime qui se sent coupable)
  • Si Lauren parle à son prof, qu’est-ce qui peut changer?
  • Comment fonctionne la rumeur?
  • Pourquoi un garçon qui cumule les photos de filles et/ou les petites amies voit-il sa réputation augmenter et pourquoi est-ce l’inverse pour les filles?
  • Pourquoi un choix amoureux différent (2 filles ensemble ou 2 garçons ensemble) dérange-t-il?
  • Pourquoi les filles cèdent-elles et envoient-elles leur photo dénudée à leur petit ami ? Pourquoi se sentent-elles coupables après, alors qu’elles n’ont rien fait de mal ?
  • Imaginer : et si tous les élèves refusaient de propager la rumeur, de diffuser les photos, de participer au cyber-harcèlement ? Si c’était celui/celle qui lance le processus qui se retrouvait isolé ?
  • Comment lutter contre le harcèlement et le cyberharcèlement dans votre collège/votre lycée? Inventer des moyens concrets.

Autres propositions sur Genrimages

MASCULINITÉS (1)

SARAH

 

Ressources

  1. OMAR
  2. PAULINE
  3. Homophobie et éducation
  4. Et maintenant on fait quoi ?
  5. Une vidéo : Tu seras un homme mon fils : https://youtu.be/q1e6rFT8E4c

 

Visuels contre le harcèlement

Visage en gros plan d'un jeune homme dont la bouche est fermée par un cadenas. Au-dessus le mot "Harcèlement" est encadré, au-dessous le slogan "En parler, c'est se libérer. Soyons plus forts que la violence". Un jeune, en sweet bleu à capuche, cache son visage de ses mains. Autour de lui six mains tendues, doigt pointé ou billets tenant des billets. En-dessous le mot "Harcèlement" en gros caractères, entre deux lignes de texte : "Je n'ai pas osé en parler" et "Toi aussi tu peux en devenir la cible".

Un jeune garçon vu en buste et vêtu de noir, tend en avant la main gauche qui apparaît en gros plan. En rouge le slogan "Harceler n'est pas jouer!"

Au centre un enfant assis par terre, la tête cachée dans les mains. Deux jeunes s'éloignent de lui. A terre des cahiers éparpillés, sur lesquels des étiquettes portent les mots "violences, "moqueries", "racisme"...  Une phrase barre l'image en haut "Au collège, il n'y a pas que le poids du cartable..." En bas "Harcèlement Ne restez pas indifférents".

En haut le texte "Hé t'es b...! Dis merci au moins, sa..." En bas : "Dans la vie, il n'y a pas de points de suspension..." et logo de la campagne " #STOP Harcèlement de rue"En haut le texte "Hé tu me s...! Dis merci au moins, sa..." En bas : "Hé, sale chi..., réponds!", et logo de la campagne " #STOP Harcèlement de rue".

En haut le texte "Hé tu me suces...? Hé, sale chienne, réponds!". En bas "Si ça vous choque de le lire, imaginez ce que c'est de l'entendre" et logo de la campagne " #STOP Harcèlement de rue".

A droite, dessiné, un visage de jeune fille, cheveux rouges et boucle d'oreilles. A côté : "Je ne suis pas TA jolie!". Au-dessous logo de la campagne " #STOP Harcèlement de rue".

En haut le visage stylisé d'une jeune femme, à côté du texte "Me siffler n'est pas un compliment!". En bas le slogan de la campagne " #STOP Harcèlement de rue".

 

Un trait rouge évoque le plan d'une ligne de métro dont le nom des arrêts est remplacé par un mot ou une expression évoquant le harcèlement "C'est quoi ton numéro?", "Ta petite jupe c'est pour moi?", "T'es bonne, tu m'excites" ... Le nom du terminus est "Stop, ça suffit"? Au dessous le slogan "Stop ça suffit"! "Le plan contre le harcèlement dans les transports".

 

Documentation

Sites

 

Compte Instagram

STOP FISHA, Association féministe de lutte contre le cybersexisme et les cyberviolences sexistes et sexuelles.
https://twitter.com/StopFisha?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor

 

 

A lire

Il faut faire évoluer nos stratégies de lutte contre le harcèlement scolaire.
Faire intervenir un tiers dans le cercle vicieux des relations agresseur/victime est ce qui peut sembler le plus logique de prime abord. Mais est-ce vraiment efficace à long terme?
http://www.slate.fr/story/208181/harcelement-scolaire-points-faibles-strategies-lutte-actuelles-agresseurs-victimes-se-defendre-ecole

 

Eric Debarbieux, L'oppression viriliste et la violence scolaire 
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/06/01062018Article636634382892805737.aspx

 

Eric Debarbieux , Le harcèlement à l'école : définition et conséquences
https://www.maif.fr/content/pdf/enseignants/votre-metier-en-pratique/discipline/maif-harcelement-ecole-debarbieux-eric.pdf

 

Le cybersexisme chez les adolescent-e-s (12-15 ans). Etude sociologique dans les établissements franciliens de la 5e à la 2nde. Centre Hubertine Auclert. 2016.
https://www.centre-hubertine-auclert.fr/outil/etude-le-cybersexisme-chez-les-adolescent-e-s-12-15-ans-etude-sociologique-dans-les

 

Flyer

Sur internet aussi le sexisme est une violence :
https://www.centre-hubertine-auclert.fr/sites/default/files/fichiers/flyer-cybersexisme-web.pdf

 

Guides

Guide d'information et de lutte contre les cyber-violences à caractère sexiste
Ministère des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes :
http://www.familles-enfance-droitsdesfemmes.gouv.fr/guide-dinformation-et-de-lutte-contre-les-cyber-violences-a-caractere-sexiste/

 

Kit de prévention Stop Cybersexisme : spot, flyers, affiches
https://www.stop-cybersexisme.com/kit-de-prevention-stop-cybersexisme-spot-flyers-affiches

 

Dossier sur la cyberintimidation (Canada)

http://habilomedias.ca/litt%C3%A9ratie-num%C3%A9rique-et-%C3%A9ducation-aux-m%C3%A9dias/enjeux-num%C3%A9riques/cyberintimidation

 

Livres

"Combattre le cybersexisme, Rachel-Flore Pardo, Léa Reynaud, Leduc, 2021


En 2020, un sondage révèle que 40 % des moins de 50 ans ont déjà subi des attaques répétées sur les plateformes sociales en ligne, dont 22 % ayant entre 18 et 24 ans (Statista Research Department). Cyberharcèlement en meute, slut shaming , revenge porn , dick pic , cyberflashing , chantage à la cam, comptes fisha... nombreuses sont les formes de cybersexisme et de cyberharcèlement que l'on retrouve sur les réseaux sociaux. Un harcèlement qui peut avoir des conséquences désastreuses sur la victime : humiliation sociale, repli sur soi, dépression, certaines victimes vont jusqu'au suicide. Il est important de lutter contre cette forme de violence et de sensibiliser les plus jeunes. C'est ce que s'efforce de faire le collectif Stop Fisha qui a vu le jour durant le premier confinement : ces femmes traquent, dénoncent les comptes fisha et veillent sur les réseaux. Elles apportent également un soutien aux victimes, une aide à la fois psychologique et juridique. À travers cet ouvrage, elles souhaitent offrir un véritable guide pour tous, et notamment les plus jeunes, afin de sensibiliser et d'informer. Elles livreront des définitions, les droits de chacun.e, des témoignages et de nombreux conseils pour se protéger, s'en défendre et y faire face.

L'association Stop Fisha s'est créé en urgence en mars 2020. Ce collectif regroupe une vingtaine de femmes entre 16 et 50 ans dont la seule mission est de lutter contre le cyber sexisme et le cyberharcèlement. Dans ce collectif, nous retrouvons l'avocate pénaliste Rachel-Flore Pardo."

 

Vidéo et accompagnement pédagogique
Ensemble contre le cybersexisme
https://matilda.education/course/view.php?id=217

 

Des livres pour les collégiens

Ma réputation

Gaël Aymon, Actes Sud Junior, 2013

"Laura, 15 ans, préfère la compagnie des garçons, celle de Jimmy, Sofiane et Théo. Les mimiques travaillées, les soirées filles, c’est pas trop son truc. Mais lorsqu’elle repousse les avances de Sofiane, ses amis lui tournent le dos et Laura se retrouve isolée et vulnérable. Seule en cours, seule au self, seule dans les couloirs. Les pires ragots circulent à son sujet sur les réseaux sociaux, la rumeur enfle et l’isolement de Laura grandit. Jusqu’à sa rencontre avec Joséphine, élève solitaire et marginale comme elle, qui va l’aider à relever la tête et à dénoncer le harcèlement dont elle est victime."

 

La fille seule dans le vestiaire des garçons

Hubert Ben Kemoun, Flammarion, 2013

"Tout commence par un baiser, comme une chance, une promesse pour Marion. Une aubaine pour une jeune fille toujours si maladroite avec les garçons. Mais ce baiser va faire de sa vie un enfer. Peu à peu, la honte laisse toute la place à la rage, et Marion prépare sa vengeance. Sans réfléchir aux conséquences de ses actes..."

 

L’enfer au collège

Arthur Tenor, Milan, 2012

"Jour de rentrée pour Gaspard. Nouveaux collège et nouveaux copains? Pas vraiment. Anthony, la grande gueule de la classe, a décidé de lui pourrir la vie. Juste pour rigoler, parce qu'il a une tête de premier de la classe. ça commence par de mauvaises blagues. Rien de bien méchant. Puis la cruauté prend le pas. De plus en plus fort..."

 

Des livres pour comprendre

Emmanuelle Piquet, Le harcèlement scolaire en 100 questions, Taillandier, Paris, 2017

"Comment débute le harcèlement scolaire ? À quel âge ? Quelles questions poser à son enfant pour savoir s’il est harcelé ? Existe-t-il des profils types ? Que répondre aux enfants qui se demandent « Pourquoi moi » ? Quels rôles les adultes – parents ou enseignants – peuvent-ils jouer ? Comment sortir de l’isolement ? Comment se défendre d’attaques contre le physique ? Comment stopper un harcèlement par SMS ou sur Facebook ? Vous vous êtes sûrement demandé si votre enfant a déjà été harcelé à l’école. Vous avez raison ! Chaque année, plus de 700 000 élèves sont confrontés à ce fléau. Grâce à une praticienne spécialisée, décryptez les mécanismes harceleur-harcelé, identifiez les bonnes questions à poser à votre enfant, comprenez les erreurs à éviter et découvrez la manière dont vous pouvez l’aider de manière efficace. Le parti pris de l’auteure est très clair : apprendre à votre enfant à se défendre lui-même. Pour cela, Emmanuelle Piquet enseigne le « boomerang verbal » ou l’art de retourner la situation en appuyant là où la cote de popularité de l’attaquant peut basculer.Un livre indispensable pour outiller petits et adolescents avec des techniques qui leur serviront à vie".

 

Bertrand Gardette, Jean-Pierre Bellon, Pour en finir avec le harcèlement scolaire, esf éditions, 2018 

"Les phénomènes de harcèlement entre élèves font bien l’objet d’une politique de prévention, mais dans les faits, faute de disposer de méthodes adaptées, les professionnels restent souvent désarmés face au traitement des situations concrètes. Pourtant, des méthodes ont été développées et ont fait leurs preuves à l’étranger. La plus intéressante d’entre elles, mise au point en Suède par le psychologue Anatol Pikas, a été développée dans différents pays, notamment scandinaves. Si cette méthode permet de réduire significativement le taux de harcèlement à l’école, c’est sans doute parce qu’elle traite le problème directement à sa source : l’originalité de cette démarche consiste, en effet, à suivre de façon régulière ceux qui ont pris part au harcèlement et à rechercher avec eux une issue favorable à la victime. Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Bellon et Bertrand Gardette présentent la méthode en examinant les enjeux théoriques sur lesquels elle repose. Ils exposent un certain nombre d’études de cas et recherchent quelle pourrait être son utilisation dans les établissements scolaires ."français.

 

Bertrand Gardette, Jean-Pierre Bellon, Harcèlement et brimades entre élèves. La face cachée du harcèlement scolaire, Fabert, 2010

" Des moqueries, des surnoms déplaisants, des insultes, des menaces, des manoeuvres d'isolement, des rumeurs... toutes ces petites actions malveillantes peuvent par leur répétition rendre la vie quotidienne de certains élèves parfaitement insupportable.
Des moqueries, des surnoms déplaisants, des insultes, des menaces, des manoeuvres d'isolement, des rumeurs... toutes ces petites actions malveillantes peuvent par leur répétition rendre la vie quotidienne de certains élèves parfaitement insupportable. Cette forme de violence scolaire, que l'on désigne dans les pays anglo-saxons par le terme de school-bullying, reste encore assez méconnue en France. Pourtant, selon une enquête réalisée par les auteurs de cet ouvrage auprès de 3 000 collégiens, 10% des élèves reconnaissent en être régulièrement les victimes. Jean-Pierre Bellon et Bertrand Gardette présentent une analyse approfondie du harcèlement entre élèves en montrant ce qui le disti ngue et ce qui le relie aux autres formes de violence. À travers de nombreux témoignages, ils décrivent comment ce phénomène est vécu au quotidien par les différents acteurs concernés: les victimes, leurs parents, les différents témoins et même les harceleurs. Ils montrent aussi comment différentes stratégies de prévention peuvent permettre d'enrayer cette face cachée de la violence scolaire."

 

Nicole Catheline, Le harcèlement scolaire, Que-sais-je ?, 2018 

"Tous les matins, Léo, onze ans, part pour l’école avec la boule au ventre. Ses notes baissent. Il dort mal. Depuis six mois, ses camarades l’humilient. Il est victime de harcèlement. Moqueries, brimades, coups, racket, insultes ou photos compromettantes postées sur les réseaux sociaux... Le harcèlement scolaire, longtemps nié ou considéré comme un rite de passage, se révèle pourtant lourd de conséquences. Combien d’adolescents ont cru ne trouver d’autre échappatoire que dans le suicide ? Combien d’enfants le « jeu du foulard » a-t-il tué ? Dans la cour de récréation comme sur Internet, le phénomène a pris une ampleur inquiétante. Dysfonctionnement du groupe, climat scolaire détérioré, intolérance, défaut d’empathie : les causes en sont multiples. Mais le docteur Catheline entend réaffirmer qu’il n’est pas une fatalité et fournit ici des clés essentielles pour sortir de cette spirale infernale."

 

Des témoignages

Marion, 13 ans pour toujours Nora Fraisse,, Calman Levy 2015

"Marion, ma fille, le 13 février 2013, tu t’es suicidée à 13 ans, en te pendant à un foulard, dans ta chambre. Sous ton lit en hauteur, on a trouvé ton téléphone portable, attaché au bout d’un fil, pendu lui aussi pour couper symboliquement la parole à ceux qui, au collège, te torturaient à coups d’insultes et de menaces J’écris ce livre pour te rendre hommage, pour dire ma nostalgie d’un futur que tu ne partageras pas avec moi, avec nous.J’écris ce livre pour que chacun tire les leçons de ta mort. Pour que les parents évitent à leurs enfants de devenir des victimes, comme toi, ou des bourreaux, comme ceux qui t’ont fait perdre pied. Pour que les administrations scolaires s’évertuent à la vigilance, à l’écoute et à la bienveillance à l’égard des enfants en souffrance. J’écris ce livre pour qu’on prenne au sérieux le phénomène du harcèlement scolaire. J’écris ce livre pour que plus jamais un enfant n’ait envie de pendre son téléphone, ni de suspendre à jamais sa vie."

(Extrait de la présentation de son livre)

Condamné à me tuer, Jonathan Destin, Ed XO 2013 et J’ai lu 2015

"Jonathan est encore à l’école primaire lorsque les brimades, les insultes, les coups commencent. On se moque de lui, de son physique, de son nom de famille. Puis on le menace, on lui demande de l’argent, on lui dit qu’on va tuer ses parents. La peur et la honte l’empêchent de parler. Les adultes ne voient rien ou lui assènent que c’est un jeu. Jonathan est seul face à ses bourreaux.

Le calvaire qu’il a enduré, jusqu’à s’immoler par le feu parce que la mort lui semblait être la seule solution, d’autres enfants le vivent tous les jours. Ils n’osent pas parler, sont en butte au déni des adultes et perdent tout espoir.

Jonathan a été brûlé à 72%. Il a passé trois mois dans un coma artificiel, a subi dix-sept opérations et continue de souffrir de douleurs incessantes."

 

De la rage dans mon cartable, Noémya Grahan, Ed Hachette Jeunesse 2014

"Durant ses années de collège, Noémya a subi tout ce qui fait le quotidien des élèves harcelés : les brimades régulières, l’isolement systématique, le poids de la honte, les reproches faits à soi-même de ne pas avoir su réagir aux attaques, l’indifférence du monde enseignant, la perte progressive de confiance, la tentation de tout casser et, combien de fois ! l’envie d’en finir avec cette vie de souffrance. Mais, à côté de la rage qu’elle avait dissimulée « au fond de son cartable », Noémya cachait d'autres ressources qu’aucun harceleur n’était en mesure de détruire : son envie d'agir et son talent littéraire".

Arrêt Demandé, Jacky Pamart, ED Publibook. 2013

« Nous sommes tous différents. Moi, je bégaie depuis l’âge de 4 ans. Depuis que je suis tout petit ce handicap me suit partout et les autres ne manquent pas de me le rappeler. Imitations, moqueries, insultes, depuis le début de ma scolarité, mon quotidien c’était cela. Tout ceci m’affectait profondément mais une certaine habitude s’installa. En effet, je m’attendais à ces insultes chaque matin en allant à l’école. Mais mon année de 6e au collège Georges Brassens ne s’est pas déroulée comme je le pressentais ; outre les remarques vexantes j’allais avoir droit à un traitement de choc. »

 

Une vidéo sur l'obligation de consentement en cas de relation sexuelle 
http://www.culturepub.fr/videos/amnesty-international-no-consent-no-fairy-tale/