|

Les
ateliers en collège avec l’association
TILT pour le Conseil Général
des Bouches du Rhône
Témoignage
de Marc Padovani, professeur de SVT,
collège Clair Soleil, Marseille, janvier 2009,
pour le projet « Femmes-Hommes :
Droits et sexualité ».
+++
Témoignage de Marion Millo, professeur de
lettres modernes, coordinatrice du projet « Filles/garçons :
vers l’égalité » du
collège Edmond Rostand, Marseille, mars 2009.
+++
Témoignage de Mme LESES, collège Jean-Claude
IZO, Marseille.
+++
Témoignage à propos de l'atelier « Miroir des images »,
collège Honorée Daumier, Martigues.
+++
|
|
Le parcours sur l’analyse féministe
du cinéma avec l’ACRIF ( Association
des Cinémas de Recherche d’Ile de
France) dans le cadre de Lycéens au cinéma.
Témoignage
de la formatrice du CIFAP ( Centre de Formation
d’Apprentis) de Pantin.
+++
Proposez
votre témoignage
!
|
|
|
| |
Témoignage
de Marc Padovani, professeur de SVT, collège
Clair Soleil, Marseille, janvier 2009, pour le projet « Femmes-Hommes :
Droits et sexualité ».
——————
« Mené pour la 6e année consécutive,
le projet « Femmes-Hommes : Droits
et sexualité » nous a permis
d’aborder des sujets difficiles.
L’objectif de notre projet est de faire prendre
conscience de la dégradation de la condition
des jeunes filles dans les quartiers difficiles et
de permettre un dialogue constructif entre garçons
et filles, sur des questions de sexualité et
de respect de l’autre.
L’association Le Centre audiovisuel Simone de
Beauvoir, que nous rencontrions pour la deuxième
fois, nous a permis, par son intervention, d’apporter
un éclairage différent sur le thème
des relations filles/garçons et sur les stéréotypes
de notre société. Les deux séances
se sont déroulées avec l’appui
de documents audiovisuels (courts-métrages,
documentaires). Les débats qu’ils ont
inspirés
furent intéressants et enrichissants pour nos élèves,
notamment le court-métrage « Cousines » qui
a permis aux élèves de s’exprimer
sur la difficile question des femmes et de la religion.
Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir nous a permis
d’aborder notre projet avec un regard différent,
celui de l’image, univers familier des élèves,
mais qu’il faut leur apprendre à décrypter.
Le bilan est donc très positif, et nous engage à renouveler
ce partenariat l’année prochaine. »
|
|
|
| |
| |
Témoignage
de Marion Millo, professeur de lettres modernes, coordinatrice
du projet « Filles/garçons : vers
l’égalité » du collège
Edmond Rostand, Marseille, mars 2009.
——————
« Une action très intéressante
qui, à travers l’analyse filmique suscite
la réflexion des élèves sur l’histoire
du droit et des luttes des femmes et sur l’évolution
des représentations filles/garçons.
Cette action va être très bénéfique à l’avancement
du projet-classe « Filles/garçons :
vers l’égalité » et
apporte en 2 séances de 2h une riche source
documentaire dont les analyses peuvent être poursuivies
par des recherches personnelles des élèves. »
|
|
|
| |
| |
Témoignage
de Mme LESES, collège Jean-Claude IZO, Marseille.
——————
« Ce travail d'atelier sur le thème l'égalité femmes/hommes était
excellent au niveau supports visuels présentés.
Les élèves ont été très
intéressés par :
- la discrimination « visible » au travail
- le problème de la maternité et de l'absentéisme
- et surtout par le film sur la sexualité
Je souhaite continuer mais je suggère de faire
des demi-groupes pour favoriser la parole et surtout
l'écoute, notamment sur des sujets « brûlants ». »
|
|
|
| |
| |
Témoignage à propos
de l'atelier « Miroir des images », collège
Honorée Daumier, Martigues.
——————
« Les élèves ont porté beaucoup
d'intérêt à cette action et le
débat a été riche ; ça
leur a permis de prendre conscience des intentions
et des enjeux qui découlent du traitement de
l'image et des choix opérés par les réalisateurs
ou les médias.
Les élèves auraient souhaité que
le débat, qui s'est déroulé dans
le calme et l'écoute du point de vue de chacun,
dure plus longtemps. »
|
|
|
| |
| |
Témoignage
de la formatrice du CIFAP ( Centre de Formation d’Apprentis)
de Pantin.
——————
« Pour ma part je suis très heureuse de
poursuivre ces parcours avec l'ACRIF qui ont des répercutions
sur mon parcours personnel et sur celui des collègues
partageant ces formations, sur les jeunes inscrits,
mais aussi sur mes autres classes qui vont bénéficier
des connaissances que j'acquiers. »
Les points d’amélioration :
- D’abord une diffusion auprès de plusieurs
collègues (nous sommes maintenant au moins cinq
professeurs (toujours professeurs de français) à avoir
suivi le dispositif une année ou l’autre.
- Les premières années nous nous contentions
des projections et des documents fournis par l’Acrif.
La présence d’intervenants nous semble
aujourd’hui indispensable.
- Les jeunes apprécient aujourd’hui beaucoup
l’équipe (Ciné 104, Centre Audiovisuel
Simone de Beauvoir, ACRIF, I. Fernandez) qui manifeste
un engagement personnel vis-à-vis du cinéma
et des sujets traités. Les premières
années, j’avais l’impression d’un
processus de consommation assez éphémère
et d’ un certain rejet de tout commentaire au
ciné 104.
|
|
|
| |
|
|

Quelques questions posées à des
enfants…
|
|
Les relations filles/garçons :
commentaires des élèves d'une classe
de 6°2 du Collège Vallon des Pins à Marseille à propos du court-métrage Zcuse-moi.
+++
Les relations filles/garçons : témoignage
de Mme Tridon, professeur de la 6°2 du Collège
Vallon des Pins à Marseille à propos
du court-métrage Zcuse-moi.
+++
Proposez
votre témoignage !
|
Lolita, 14 ans
+++
Cassandre,
13 ans
+++
Nicolas, 16 ans
+++
Samuel, 10 ans
+++ |
|
|
| |
Lolita,
14 ans
——————
Qu'est-ce qu'un stéréotype
?
Une image toute faite.
Peux tu en donner des exemples (dans tous les domaines
possibles) ?
Les blondes
sont stupides, les femmes sont moins fortes
que les hommes.
En quoi les stéréotypes
peuvent-ils être gênants ou dangereux
d'après toi ? N'hésite pas à dire
si tu penses que ça n'a pas d'importance.
Oui car cela crée des images toutes
faites sur les gens.
|
|
|
| |
| |
Cassandre,
13 ans
——————
Qu'est-ce qu'un stéréotype
?
Une généralité sur
un type de personne.
Peux tu en donner des exemples (dans tous les domaines
possibles) ?
Les gens qui
vivent à la campagne sont sous-developpés,
les filles sont plus sages que les garçons.
En quoi les stéréotypes
peuvent-ils être gênants ou
dangereux d'après toi ? N'hésite
pas à dire si tu penses que ça
n'a pas d'importance.
Ca donne une fausse image des gens et empêche
de se faire sa propre opinion.
|
|
|
| |
| |
Samuel,
10 ans
——————
Qu'est-ce
qu'un stéréotype
?
Une phrase toute faite.
Peux tu en donner des exemples (dans
tous les domaines possibles) ?
Les blondes
sont idiotes.
En quoi les stéréotypes
peuvent-ils être gênants ou dangereux
d'après toi ? N'hésite pas à dire
si tu penses que ça n'a pas d'importance.
C’est
dangereux, ça donne Hitler.
|
|
|
| |
| |
Nicolas,
16 ans
——————
Qu'est-ce
qu'un cliché
?
Juger quelqu'un au premier abord, regrouper les gens
par catégories sans les différencier.
Peux tu en donner des exemples (dans
tous les domaines possibles) ?
Il fait du rap,
c'est une racaille.
En quoi les stéréotypes
peuvent-ils être gênants ou dangereux
d'après toi ? N'hésite pas à dire
si tu penses que ça n'a pas d'importance.
Le risque c'est de passer à côté de
personnes dont pourtant on pourrait apprendre
beaucoup.
C'est antisocial, ça ne permet pas
de créer
du lien.
|
|
|
| |
| |
Les
relations filles/garçons : commentaires des élèves
d'une classe de 6°2 du Collège Vallon des
Pins à Marseille à propos
du court-métrage Zcuse-moi.
——————
À la piscine les filles réagissent
mal car les garçons les embêtent
en les éclaboussant agressivement
et font n'importe quoi. Alors elles s'énervent
et commencent à leur crier dessus
pour se défendre.
Le comportement des
garçons change
car cela ne leur plairait pas d'être
assis à sa place dans le
fauteuil roulant. Ils ont honte et sont
stupéfaits
et choqués parce qu'ils n'avaient
pas vu qu'elle était handicapée.
Elle est vulnérable et ne pouvait
pas se défendre.
Ils savent que frapper une e) handicapé(
e), c'est mal: alors ils s'excusent parce
qu'ils se sont mal comportés. Ils
regrettent ce qu'ils lui ont fait. Ils ont
de la peine de la voir en fauteuil roulant.
La jeune
fille n'a pas accepté leurs
excuses parce qu'ils se sont mal comportés
avec elle. Elle a vu le bâton dans
la main du garçon avec qui elle s'était
disputée. Ils lui ont fait beaucoup
de mal dans la piscine quand elle était
avec son amie. Elle croit que c'est parce
qu'elle est en fauteuil roulant que les garçons
s'excusent et que si elle n'avait pas été handicapée,
ils l'auraient frappée. Elle refuse
leurs excuses car elle ne veut pas de traitement
de faveur.
La prochaine fois qu'ils la verront, ils
arrêteront de la provoquer et de l'embêter.
Ils seront plus sympathiques et respectueux
avec elle et pourront l'aider et la protéger.
Mais si son handicap est momentané,
il se pourrait qu'ils l'embêtent à nouveau.
Ils
auraient pu lui demander, sans l'embêter,
comment elle s'appelle et pourquoi elle reste
tout le temps au bord de la piscine .. Ils
auraient dû avoir une histoire d'amour
parce qu'ils sont capables de douceur. Dès
le début tout le monde aurait pu s'entendre
si les garçons avaient été calmes,
gentils, raisonnables et plus corrects avec
les filles. Ils auraient pu faire connaissance
au lieu de s'insulter comme ils l'ont fait.
Ils ont reçu une leçon pour
ne plus embêter les filles, parce qu'ils
se sont rendus compte des conséquences
de leur agressivité. Si elle n'avait
pas été handicapée,
et s'ils l'avaient attaquée, elle
aurait pu être gravement blessée,
et même devenir handicapée à cause
de leurs coups.
On pourrait améliorer les relations
entre les filles et les garçons en
apprenant à se connaître les
uns les autres et en prenant du temps à rester
ensemble et si les garçons arrêtent
d'embêter les filles et si les filles
arrêtent d'embêter les garçons.
Il ne faut pas jamais se frapper ni se disputer
ni s'énerver, sinon il n'y a pas d'amour
ni d'amitié. Il faut essayer de devenir
ami, parler, se réconcilier et dire
aux garçons d'être plus calmes
et moins agressifs. Pas de chamailleries,
ni de moqueries, ni d'insultes, ni de bagarres,
ni de violence.
|
|
|
| |
| |
Les
relations filles/garçons : témoignage de
Mme Tridon, professeur de la 6°2 du Collège
Vallon des Pins à Marseille à propos du
court-métrage Zcuse-moi.
——————
Les élèves ont été vivement
intéressés par les deux interventions
du Centre Simone de Beauvoir au sujet des représentations
de genre et des stéréotypes.
Suite au visionnement du court-métrage
Zcuse-nous, ils ont écrit des textes de réflexion
individuelle autour des questions que le film
mettait à jour. J'ai effectué un
montage de leurs remarques en sélectionnant
les plus intéressantes (voir le témoignages
des élèves).
A partir du court-métrage Entretiens
domestiques, ils se sont exercés à rédiger
des résumés, ce qui a été l'occasion
de mener un débat sur la façon
dont sont représentés les personnages
du film.
Ces deux interventions ont permis des réflexions
importantes chez les élèves à propos
des stéréotypes et des représentations
imposés par notre notre société,
ainsi que l'éveil de leur esprit civique.
Ces questions interpellent directement les
pré-adolescents et sont utiles à la
construction de leur personnalité et à l'affirmation
de leur singularité. Ces réflexions
peuvent agir comme des outils intellectuels
dont ils se serviront pour résister
au formatage parfois très violent véhiculé dans
les représentations sexuées dans
les médias.
|
|
|
| |
|
|