|

|
De
l’histoire des droits des femmes à la réflexion
sur les représentations filles/garçons.
Ateliers en collège avec l’association TILT pour le Conseil Général
des Bouches du Rhône, depuis 2007.
Objectifs
L’objectif de l’atelier est de faire découvrir à un
jeune public l’histoire des droits des femmes et de
leur lutte depuis la création des premières écoles
pour filles en 1850. Point de départ symbolique à partir
duquel on évoquera l’évolution des droits
mais aussi les représentations de genre et les stéréotypes
sexuels en s’appuyant sur des films (documentaires,
fictions, clips, publicités…). Il s’agit
d’intéresser les élèves à une
histoire occultée dans les livres scolaires, déformée
ou caricaturée dans le cinéma et de les amener à réfléchir
au rôle de l’image dans la représentation
des genres comme dans la représentation des cultures.
Les élèves seront ainsi amenés à entreprendre
une réflexion sur leur propres pratiques et leur position
sur ces questions.
Déroulement du projet
Nombre d’élèves : 1 classe.
Nombre et durée de séances : 2 séances de 2h.
Professeurs concernés : toutes disciplines.
Classes concernées : de la 6ème à la 3ème.
déroulement
d'atelier
Exemples de films projetés en classe
La longue marche des femmes
Véronique Rouveyrollis, 2007
+++
LIP V. « Christiane et Monique »
Carole Roussopoulos, 1976
+++
Réponse de femmes : Notre corps, notre sexe
Agnès Varda, 1975
+++
Et si…
Henri Liebman, 2008
+++ |
|
Genre !
Atelier dirigé par Marie-Jo Long.
Film d'animation, 2010, 8'
Ce film a été produit dans le cadre des actions éducatives
du Conseil Général des Bouches-du-Rhône - Direction de
l’Education et des Collèges / Prévention et Citoyenneté /
Relations filles /garçons.
Cinq classes de trois collèges différents (Vallon des Pins et
Edgar Quinet à Marseille, Charloun Rieu à Saint-Martin de Crau)
ont participé à ce projet, dans le prolongement de Genrimages.org
et des ateliers d’analyse des stéréotypes sexués
dans l’audiovisuel proposés par tilt et le
Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir.
Les textes, les images, la musique ont été réalisés
par les différents groupes d'élèves, avec leurs professeurs
et la réalisatrice, d'après les réflexions enclenchées
par les interventions du Centre Simone de Beauvoir. Le film a été monté ensuite
avec les différents éléments ainsi recueillis.
voir
l'animation |

|
|
| |
|
La
longue marche des femmes
Véronique Rouveyrollis, 2007
——————
Quelques dates en images de la longue marche des femmes
pour l’égalité…
——————
Durée : 4’58’’
Genre : film pédagogique
Production : Centre audiovisuel Simone de Beauvoir/ Désirs d’Avenir
|
|
| |
| |
|
LIP
V. « Christiane et Monique »
Carole Roussopoulos, 1976
——————
En 1975, Monique (assistante de publicité) et
Christiane (OS) parlent de la difficulté d’être
femme dans une usine en lutte (Lip), des problèmes
de démocratie interne dans le syndicat et de
la finalité du travail dans la situation actuelle.
——————
Durée : 30’
Genre : Vidéo militante féministe
Production : Video Out
|
|
| |
| |
|
Réponse
de femmes : Notre corps, notre sexe
Agnès Varda, 1975
——————
A la question « Qu’est ce qu’une
femme ? », posée par une chaîne
de télévision, quelques femmes cinéastes
ont répondu, dont Agnès Varda…
——————
Durée : 8’
Genre : Cinétract
Production : Antenne 2, Ciné-Tamaris
|
|
| |
| |
|
Et
si…
Henri Liebman, 2008
——————
Et si par enchantement, le temps d'une journée
le rôle des hommes et des femmes était
inversé dans l'entreprise...
——————
Durée : 7’44’’
Genre : fiction
Scénario : Emmanuelle Reungoat
© CRIPS île de France-Scénarios contre les discriminations
|
|
| |
| |
Exemple
de déroulement de l'atelier sur l'évolution
des droits des femmes
et sur les représentations
filles garçons.
Intervention au collège Pyteas (Marseille)avec la 3eB jeudi 5/02/09
Classe de 21 élèves.
|
Première
intervention
Présentation des structures TILT
et le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.
Les élèves
connaissent-ils Simone de Beauvoir ? Réponse
positive, ils ont étudié des textes de S. de
Beauvoir car ils travaillent sur l’autobiographie en
français.
Evocation du « Deuxième Sexe ».
Projection
de « La grande
marche ».
Bonne participation orale.
Les thématiques sont discutées : la déclaration
de la femme et de la citoyenne (Olympe de Gouges), l’écart
des salaires, IVG, précisions sur l’avortement,
sur la reconnaissance juridique de la femme comme victime
lors d’un viol.
Discussion sur l’avortement.
Certains évoquent l’avortement de manière
négative (on tue un enfant ! ), débat
entre les élèves, certains répondent
que ça n’est pas encore un enfant. Nous rappelons
la notion de choix et les délais, que la contraception
et l’avortement concernent les filles mais aussi les
garçons.
Discussion sur le harcèlement sexuel au travail Précisions
sur le congé paternité.
Evocation du congé maternité/paternité dans
d’autres pays (type Suède).
Discussion
sur le cas de Rachida Dati et son congé maternité.
Polémique en classe. Interrogation sur les mécaniques
du sexisme. D’un côté on dit que c’est
une mauvaise mère d’avoir repris si tôt
le travail, de l’autre elle montre ce que peut faire
une femme active qui souhaite reprendre le travail. A t-on
déjà relevé ce choix chez un homme ?
Les remarques des élèves « Les femmes
politiques veulent être aussi performantes que les
hommes. Elles se masculinisent pour ressembler à des
hommes ». Analyse de ce que la société crée
des modèles et juge les comportements de manière
différente si on est un homme ou une femme.
Projection
de « Réponse
de femmes : Notre corps, notre sexe ».
Les élèves sont choqués par la présence
de la femme enceinte nue.
« Elle appartient à quelqu’un la femme enceinte. »
Corps présenté pour autre chose que la nudité en
résonance avec le désir ou le plaisir.
Question posée « Est ce qu’une femme
est obligée d’être mère ? ».
Globalement filles et garçons répondent à l’affirmative.
Discussion sur la stérilité puis sur la notion
de choix de vie.
Projection de « LIP
IV ».
Explication du contexte politique et social.
Les élèves sont choqués par la transposition
(homme- blanc / femme- arabe).
Ils reconnaissent qu’ils n’auraient pas réagi
de façon aussi épidermique, s’ils avaient
entendu le discours avec le mot « femme ».
Réflexion sur le fait que les mécaniques du
racisme et du sexisme sont les mêmes.
Définition
d’un stéréotype.
Les élèves donnent des exemples (les femmes à la
cuisine, les filles sont nulles en sport, les garçons
sont bons en maths, ne doivent pas pleurer…).
Evocation des inégalités et des discriminations
que les idées stéréotypées engendrent.
Avant
la fin, nous demandons aux élèves
de faire un exercice à partir d’une série,
d’un film ou autre qu’ils regardent à la
télévision ou au cinéma.
Regarder ce qu’ils regardent habituellement en se posant
trois questions (Test de Bechdel):
- Y a t-il plus de deux femmes dans le film ?
- Se parlent-elles directement ?
- Et si oui, parlent-elles d’autre chose que d’un
homme ?
|
|
Seconde
intervention
Discussion avec les élèves
autour des 3 questions posées à la fin de
la séance précédente.
Discussion
sur l’émission
télé La roue
de la fortune et
les images des femmes qui sont véhiculées :
« Comme cela les hommes regardent la télé » dit
un jeune garçon (le principe de ce jeu étant qu’une belle
jeune femme retourne les lettres des mots qui sont à trouver). « Elle
est grande, elle est belle et elle est blonde… un mannequin c’est
ce qui plaît » précise une jeune fille.
Exemple
des Simpson’s.
Les stéréotypes de fille et de garçon.
Ils ont réfléchi sur ce que l’on nous
montre comme images de femmes et d’hommes. Les femmes
gèrent la maison « Les femmes sont plus
utiles que les hommes, sont plus responsables » déclare
une jeune fille. « Elles s’occupent de tout ».
Une fois cette image analysée, les réactions
de la classe sont nombreuses et l’on se demande si
ces représentations sont conformes à la réalité.
On a l’habitude de cette image et donc de cette stigmatisation.
Ils répondent globalement que non, il y a des pères
qui peuvent s’occuper des enfants par exemple.
Tout
le monde convient que les images nous influencent. Tous les
medias nous imprègnent.
Pourquoi ces trois questions ? : pour éveiller
l’esprit critique, il faut prendre de la distance car
les images sont fabriquées.
Nous ne sommes pas obligés de nous conformer, nous
pouvons nous libérer. « On peut se décoller
des images », on peut s’extraire des stéréotypes ».
Réfléchir à ce que l’on nous montre
et aux messages qui nous sont livrés.
Remarque : les stéréotypes peuvent aussi être
décryptés par rapport aux personnes âgées, à l’origine
ou l’orientation sexuelle.
Projection
de « Et si… »
Réflexion sur la discrimination : c’est
une différence de traitement qui est interdite par
la loi : le sexisme, le racisme… dans les domaines
divers (l’emploi, le logement…).
Beaucoup de réactions sur le principe de l’inversion.
Les élèves s’interrogent sur le message
qui est véhiculé (nous montre les discriminations
sexuelles).
« Montre que pour nous les femmes c’est moins choquant. Quand
on voit les hommes victimes c’est plus choquant, on n’a pas l’habitude… » dit
une jeune fille.
On se questionne sur le fait de trouver une juste mesure
dans les rapports homme/femme.
Evocation des critères
de discriminations et de la HALDE.
|
|
| |
|