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Vous souhaitez que nous intervenions dans votre établissement pour animer un ou plusieurs ateliers autour des stéréotypes filles/garçons et des représentations sexuées ? Contactez-nous !
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Centre audiovisuel Simone de Beauvoir
28 place St Georges 75009 Paris
Tél. : 33 (0)1 53 32 75 08
site : www.centre-simone-de-beauvoir.com
courriel : genrimages@centre-simone-de-beauvoir.com

 
 

Professeurs et formateurs

Les ateliers en collège avec l’association TILT pour le Conseil Général des Bouches du Rhône

Témoignage de Marc Padovani, professeur de SVT, collège Clair Soleil, Marseille, janvier 2009, pour le projet « Femmes-Hommes : Droits et sexualité ».
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Témoignage de Marion Millo, professeur de lettres modernes, coordinatrice du projet « Filles/garçons : vers l’égalité » du collège Edmond Rostand, Marseille, mars 2009.
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Témoignage de Mme LESES, collège Jean-Claude IZO, Marseille.
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Témoignage à propos de l'atelier « Miroir des images », collège Honorée Daumier, Martigues.
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Le parcours sur l’analyse féministe du cinéma avec l’ACRIF ( Association des Cinémas de Recherche d’Ile de France) dans le cadre de Lycéens au cinéma.

Témoignage de la formatrice du CIFAP (Centre de Formation d’Apprentis) de Pantin.
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Proposez votre témoignage !


 
Témoignage de Marc Padovani, professeur de SVT, collège Clair Soleil, Marseille, janvier 2009, pour le projet « Femmes-Hommes : Droits et sexualité ».
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« Mené pour la 6e année consécutive, le projet  "Femmes-Hommes : Droits et sexualité" nous a permis d’aborder des sujets difficiles.
L’objectif de notre projet est de faire prendre conscience de la dégradation de la condition des jeunes filles dans les quartiers difficiles et de permettre un dialogue constructif entre garçons et filles, sur des questions de sexualité et de respect de l’autre.
L’association Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, que nous rencontrions pour la deuxième fois, nous a permis, par son intervention, d’apporter un éclairage différent sur le thème des relations filles/garçons et sur les stéréotypes de notre société. Les deux séances se sont déroulées avec l’appui de documents audiovisuels (courts-métrages, documentaires). Les débats qu’ils ont inspirés furent intéressants et enrichissants pour nos élèves, notamment le court-métrage Cousines qui a permis aux élèves de s’exprimer sur la difficile question des femmes et de la religion. Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir nous a permis d’aborder notre projet avec un regard différent, celui de l’image, univers familier des élèves, mais qu’il faut leur apprendre à décrypter. Le bilan est donc très positif, et nous engage à renouveler ce partenariat l’année prochaine. »

 
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Témoignage de Marion Millo, professeur de lettres modernes, coordinatrice du projet « Filles/garçons : vers l’égalité » du collège Edmond Rostand, Marseille, mars 2009.
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« Une action très intéressante qui, à travers l’analyse filmique suscite la réflexion des élèves sur l’histoire du droit et des luttes des femmes et sur l’évolution des représentations filles/garçons.
Cette action va être très bénéfique à l’avancement du projet-classe "Filles/garçons : vers l’égalité" et apporte en 2 séances de 2h une riche source documentaire dont les analyses peuvent être poursuivies par des recherches personnelles des élèves. »

 
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Témoignage de Mme LESES, collège Jean-Claude IZO, Marseille.
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« Ce travail d'atelier sur le thème l'égalité femmes/hommes était excellent au niveau supports visuels présentés.
Les élèves ont été très intéressés par :
- la discrimination "visible" au travail
- le problème de la maternité et de l'absentéisme
- et surtout par le film sur la sexualité
Je souhaite continuer mais je suggère de faire des demi-groupes pour favoriser la parole et surtout l'écoute, notamment sur des sujets "brûlants". »

 
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Témoignage à propos de l'atelier « Miroir des images », collège Honorée Daumier, Martigues.
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« Les élèves ont porté beaucoup d'intérêt à cette action et le débat a été riche ; ça leur a permis de prendre conscience des intentions et des enjeux qui découlent du traitement de l'image et des choix opérés par les réalisateurs édias.
Les élèves auraient souhaité que le débat, qui s'est déroulé dans le calme et l'écoute du point de vue de chacun, dure plus longtemps. »

 
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Témoignage de la formatrice du CIFAP ( Centre de Formation d’Apprentis) de Pantin.
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« Pour ma part je suis très heureuse de poursuivre ces parcours avec l'ACRIF qui ont des répercutions sur mon parcours personnel et sur celui des collègues partageant ces formations, sur les jeunes inscrits, mais aussi sur mes autres classes qui vont bénéficier des connaissances que j'acquiers. »
Les points d’amélioration :
- D’abord une diffusion auprès de plusieurs collègues (nous sommes maintenant au moins cinq professeurs (toujours professeurs de français) à avoir suivi le dispositif une année ou l’autre.
- Les premières années nous nous contentions des projections et des documents fournis par l’Acrif. La présence d’intervenants nous semble aujourd’hui indispensable.
- Les jeunes apprécient aujourd’hui beaucoup l’équipe (Ciné 104, Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir, ACRIF, I. Fernandez) qui manifeste un engagement personnel vis-à-vis du cinéma et des sujets traités. Les premières années, j’avais l’impression d’un processus de consommation assez éphémère et d’ un certain rejet de tout commentaire au ciné 104.

 
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Enfants

Quelques questions posées à des enfants…
 

Les relations filles/garçons : commentaires des élèves d'une classe de 6°2 du Collège Vallon des Pins à Marseille à propos du court-métrage Zcuse-moi.
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Les relations filles/garçons : témoignage de Mme Tridon, professeur de la 6°2 du Collège Vallon des Pins à Marseille à propos du court-métrage Zcuse-moi.
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Lolita, 14 ans
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Cassandre, 13 ans
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Nicolas, 16 ans
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Samuel, 10 ans
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Lolita, 14 ans
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Qu'est-ce qu'un stéréotype ?
Une image toute faite.

Peux tu en donner des exemples (dans tous les domaines possibles) ?
Les blondes sont stupides, les femmes sont moins fortes que les hommes.

En quoi les stéréotypes peuvent-ils être gênants ou dangereux d'après toi ? N'hésite pas à dire si tu penses que ça n'a pas d'importance.
Oui car cela crée des images toutes faites sur les gens.

 
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Cassandre, 13 ans
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Qu'est-ce qu'un stéréotype ?
Une généralité sur un type de personne.

Peux tu en donner des exemples (dans tous les domaines possibles) ?
Les gens qui vivent à la campagne sont sous-developpés, les filles sont plus sages que les garçons.

En quoi les stéréotypes peuvent-ils être gênants ou dangereux d'après toi ? N'hésite pas à dire si tu penses que ça n'a pas d'importance.
Ca donne une fausse image des gens et empêche de se faire sa propre opinion.



 
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Samuel, 10 ans
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Qu'est-ce qu'un stéréotype ?
Une phrase toute faite.

Peux tu en donner des exemples (dans tous les domaines possibles) ?
Les blondes sont idiotes.

En quoi les stéréotypes peuvent-ils être gênants ou dangereux d'après toi ? N'hésite pas à dire si tu penses que ça n'a pas d'importance.
C’est dangereux, ça donne Hitler.

 
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Nicolas, 16 ans
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Qu'est-ce qu'un cliché ?
Juger quelqu'un au premier abord, regrouper les gens par catégories sans les différencier.

Peux tu en donner des exemples (dans tous les domaines possibles) ?
Il fait du rap, c'est une racaille.

En quoi les stéréotypes peuvent-ils être gênants ou dangereux d'après toi ? N'hésite pas à dire si tu penses que ça n'a pas d'importance.
Le risque c'est de passer à côté de personnes dont pourtant on pourrait apprendre beaucoup.
C'est antisocial, ça ne permet pas de créer du lien.

 
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Les relations filles/garçons : commentaires des élèves de la 6° 2 du Collège Vallon des Pins à Marseille à propos étrage Zcuse-moi.
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À la piscine les filles réagissent mal car les garçons les embêtent en les éclaboussant agressivement et font n'importe quoi. Alors elles s'énervent et commencent à leur crier dessus pour se défendre.

Le comportement des garçons change car cela ne leur plairait pas d'être assis à sa place dans le fauteuil roulant. Ils ont honte et sont stupéfaits et choqués parce qu'ils n'avaient pas vu qu'elle était handicapée. Elle est vulnérable et ne pouvait pas se défendre.
Ils savent que frapper un(e) handicapé(e), c'est mal : alors ils s'excusent parce qu'ils se sont mal comportés. Ils regrettent ce qu'ils lui ont fait. Ils ont de la peine de la voir en fauteuil roulant.

La jeune fille n'a pas accepté leurs excuses parce qu'ils se sont mal comportés avec elle. Elle a vu le bâton dans la main du garçon avec qui elle s'était disputée. Ils lui ont fait beaucoup de mal dans la piscine quand elle était avec son amie. Elle croit que c'est parce qu'elle est en fauteuil roulant que les garçons s'excusent et que si elle n'avait pas été handicapée, ils l'auraient frappée. Elle refuse leurs excuses car elle ne veut pas de traitement de faveur.

La prochaine fois qu'ils la verront, ils arrêteront de la provoquer et de l'embêter. Ils seront plus sympathiques et respectueux avec elle et pourront l'aider et la protéger. Mais si son handicap est momentané, il se pourrait qu'ils l'embêtent à nouveau.

Ils auraient pu lui demander, sans l'embêter, comment elle s'appelle et pourquoi elle reste tout le temps au bord de la piscine… Ils auraient dû avoir une histoire d'amour parce qu'ils sont capables de douceur. Dès le début tout le monde aurait pu s'entendre si les garçons avaient été calmes, gentils, raisonnables et plus corrects avec les filles. Ils auraient pu faire connaissance au lieu de s'insulter comme ils l'ont fait.

Ils ont reçu une leçon pour ne plus embêter les filles, parce qu'ils se sont rendus compte des conséquences de leur agressivité. Si elle n'avait pas été handicapée, et s'ils l'avaient attaquée, elle aurait pu être gravement blessée, et même devenir handicapée à cause de leurs coups.

On pourrait améliorer les relations entre les filles et les garçons en apprenant à se connaître les uns les autres et en prenant du temps à rester ensemble et si les garçons arrêtent d'embêter les filles et si les filles arrêtent d'embêter les garçons. Il ne faut pas jamais se frapper ni se disputer ni s'énerver, sinon il n'y a pas d'amour ni d'amitié. Il faut essayer de devenir ami, parler, se réconcilier et dire aux garçons d'être plus calmes et moins agressifs. Pas de chamailleries, ni de moqueries, ni d'insultes, ni de bagarres, ni de violence.
 
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Les relations filles/garçons : témoignage de Mme Tridon, professeur de la 6° 2 du Collège Vallon des Pins à Marseille à propos du court-métrage Zcuse-moi.
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Les élèves ont été vivement intéressés par les deux interventions du Centre Simone de Beauvoir au sujet des représentations de genre et des stéréotypes. Suite au visionnement du court-métrage Zcuse-nous, ils ont écrit des textes de réflexion individuelle autour des questions que le film mettait à jour. J'ai effectué un montage de leurs remarques en sélectionnant les plus intéressantes (voir le témoignages des élèves).

A partir du court-métrage Entretiens domestiques, ils se sont exercés à rédiger des résumés, ce qui a été l'occasion de mener un débat sur la façon dont sont représentés les personnages du film.

Ces deux interventions ont permis des réflexions importantes chez les élèves à propos des stéréotypes et des représentations imposés par notre notre société, ainsi que l'éveil de leur esprit civique.

Ces questions interpellent directement les pré-adolescents et sont utiles à la construction de leur personnalité et à l'affirmation de leur singularité. Ces réflexions peuvent agir comme des outils intellectuels dont ils se serviront pour résister au formatage parfois très violent véhiculé dans les représentations sexuées dans les médias.
 
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